Trafic d’art entre la Suisse et l’Italie
Un mois après un premier coup de filet, l'Italie a annoncé vendredi l'arrestation de 37 nouveaux membres d'un réseau qui écoulait des oeuvres archéologiques volées via la Suisse.
Selon le tribunal de Foggia, les arrestations ont eu lieu jeudi dans les Pouilles, en Campanie, en Calabre, en Lombardie, en Sicile et dans le Latium. Huit autres suspects – dont trois résident actuellement en Suisse – sont encore recherchés.
La police a en outre saisi près de 36 000 pièces de monnaie antiques, 922 statues de fer ou de bronze et 236 statues de céramique pour une valeur de 70 milliards de lires (56 millions de francs).
Selon l’acte d’accusation, les membres de cette organisation envoyaient les oeuvres d’art volées vers la Suisse. Ils les revendaient ensuite à des musées privés ou à des collectionneurs aux Etats-Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne et au Japon.
Baptisée «Pandora II», cette opération fait suite à un autre coup de filet, au cours duquel 29 personnes, dont trois installées au Tessin, avaient été arrêtées.
Le réseau ainsi démantelé était dirigé par un entrepreneur sicilien établi à Sorengo, dans la banlieue de Lugano.
swissinfo avec les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.