Des centaines de suspects recherchés par les autorités genevoises
(Keystone-ATS) Des centaines de personnes sont actuellement recherchées par les autorités genevoises. Il peut s’agir d’individus condamnés, mis en cause dans une procédure judiciaire ou plus rarement d’évadés.
Actuellement, le Ministère public cherche à entendre 1855 suspects pour les enquêtes préliminaires. Parmi eux, 136 font l’objet d’un mandat d’amener, leur adresse étant connue. Et 1719 font l’objet d’un avis de recherche, car ils ne sont pas localisés, selon des chiffres publiés lundi par La Tribune de Genève et confirmés à l’ats par Henri Della Casa, porte-parole du parquet genevois.
Une partie de ces personnes est soupçonnée de se trouver à l’étranger et dans ce cas de figure, les autorités concernées doivent être sollicitées. Au vu de la complexité des démarches, les procureurs ne le font que dans les affaires les plus graves. On évitera ainsi de lancer une telle procédure pour une simple rixe. Résultat: aujourd’hui, 99 personnes font l’objet d’une extension internationale.
Personnes condamnées
S’agissant des condamnés qui ne purgent pas leur peine, difficile de connaître leur nombre exact. Précisons que c’est le Service de l’application des peines et mesures (Sapem) qui est chargé de mettre en oeuvre les condamnations et de planifier la détention.
Le procureur général Olivier Jornot précise au quotidien genevois que «toute personne ayant au moins un an de prison à purger est systématiquement recherchée. A ce jour, quatorze personnes ont pu être arrêtées et 50 font encore l’objet d’une extension internationale». Trois seraient des meurtriers.
Les condamnés ne sont pas systématiquement placés immédiatement en détention. Cela dépend notamment de leur dangerosité et certains saisissent l’occasion de prendre la poudre d’escampette. Autre facteur explicatif: les personnes sanctionnées par ordonnance pénale jusqu’à six mois de prison disparaissent parfois des radars avant que la décision n’entre en force.
Amendes impayées
Autre problème: les amendes et peines pécuniaires non payées qui sont converties en peine de prison. La Tribune en recense 27’000. Afin d’éviter les prescriptions, le Sapem ferait un gros travail de traitement des dossiers depuis le 1er mai et aurait signalé 2700 mauvais payeurs au système de recherches informatiques de police.
Au final, plus de 4600 personnes seraient recherchées par les autorités genevoises, estime La Tribune de Genève. Un chiffre que le Ministère public ne confirme pas.