Des prisonniers s’essaient au métier d’horloger à Gorgier (NE)
Les personnes, détenues à l'établissement de Bellevue à Gorgier (NE), ont pu participer à des ateliers du Musée international d’horlogerie (MIH) et s'essayer au métier d'horloger. Cette démarche marque la première venue d’un musée en milieu carcéral dans le canton.
(Keystone-ATS) Cette action a permis «aux participants de découvrir le patrimoine horloger neuchâtelois tout en développant de nouvelles compétences», ont indiqué jeudi le canton de Neuchâtel et le MIH dans un communiqué commun. Organisée sous la forme d’un atelier mené au sein de la prison par les médiateurs du MIH, la démarche «a suscité un accueil favorable des participants».
Le service pénitentiaire du canton de Neuchâtel (SPNE) a rappelé que sa mission est d’intégrer des projets socioculturels favorisant les perspectives de réinsertion des personnes détenues. La proposition du MIH a donné un aperçu des métiers de la mesure du temps. «Elle contribue à élargir les perspectives de formation pour leur projet de réinsertion», peut-on lire dans le communiqué.
Munis d’une loupe d’horloger
Les détenus ont pu notamment bénéficier d’une visite virtuelle du musée, mettant en valeur les aspects architecturaux de l’établissement, les collections et l’histoire de l’horlogerie. Ils ont ensuite pu monter une pendule, et comprendre ainsi les rouages du métier. Munis de leur loupe d’horloger, ils se sont essayés au métier en admirant des composants originaux, faisant le lien avec l’atelier pratique.
Deux nouvelles séances sont déjà planifiées au printemps. «Cette initiative avec le MIH a donné l’impulsion pour ouvrir de nouvelles collaborations avec d’autres institutions muséales de la région», a précisé le canton.