Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne.
La Suisse vient de connaître de premiers assouplissements sanitaires. Mais un retour complet à la normale prendra encore des mois. Le gouvernement a présenté aujourd’hui sa stratégie de sortie de crise.
Bonne lecture,
On dit les accords bilatéraux conclus entre la Suisse et l’Union européenne en grand danger. Le président de la Confédération Guy Parmelin se rendra ce vendredi à Bruxelles pour tenter de remettre un peu d’huile dans des rouages de plus en plus grippés. Selon des informations exclusives de swissinfo.ch, la Commission européenne serait prête à quelques concessions.
En 2018, la Suisse et l’UE se sont entendues sur un accord-cadre institutionnel visant à apporter un peu de clarté dans l’écheveau des traités bilatéraux. Mais pour des raisons de politique intérieure, la Suisse peine à signer l’accord-cadre, ce qui mettrait à terme en danger toute la voie bilatérale.
Selon des informations obtenues par swissinfo.ch, la Commission européenne serait prête à faire des concessions en matière de protection des salaires, de subventions publiques et de droits des citoyens européens en Suisse. En revanche, il pourrait être plus compliqué pour les deux parties d’accorder leurs violons en matière de reprise automatique de l’acquis communautaire par la Suisse.
Quoi qu’il en soit, si ces informations se confirment, des concessions marqueraient une sorte de revirement du côté de Bruxelles. Jusqu’à présent, les instances européennes avaient toujours affirmé être seulement prêtes à «clarifier» certains points de l’accord-cadre, pas à les modifier.
- Les éclaircissements de notre correspondant à Bruxelles, Alain Franco
- L’UE tient la Suisse responsable d’un éventuel échec de l’accord-cadre, relateLien externe le magazine économique l’Agefi
- Si vous ne savez plus très bien ce qu’est l’accord-cadre, petite piqûre de rappel sur swissinfo.ch
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De nos jours, l’idée d’ériger un monument en souvenir des victimes de la Shoah n’est guère contestée en Suisse. Mais c’est récent, car pendant de nombreuses années, un tel projet se heurtait à des divisions politiques.
L’image de la Suisse avait été passablement écornée dans les années 1990. Le peu d’empressement des grandes banques suisses à restituer des fonds en déshérence provenant de victimes du nazisme avait soulevé un tollé international et un regard introspectif en Suisse. C’est à cette époque qu’avait émergé l’idée d’ériger un monument du souvenir.
La création d’un monument de portée nationale a cependant toujours buté sur des dissensions politiques. Résultat: la Suisse compte aujourd’hui 54 mémoriaux ou lieux du souvenir en lien avec la Shoah, mais ce sont des empreintes discrètes à l’échelon local.
Mais désormais, l’acceptation de deux motions parlementaires ouvre grand la voie à un monument plus important. Le projet, également soutenu par le gouvernement, prévoit un mémorial couplé à un centre de documentation et des outils pédagogiques pour lutter à l’avenir contre le racisme et l’antisémitisme.
- Article de swissinfo.ch sur les atermoiements de la Suisse dans sa culture du souvenir
- Rappel de l’affaire des fonds en déshérence dans les ArchivesLien externe de la RTS
- L’interview du promoteur d’un projet de mémorial à Genève à lire sur swissinfo.ch
- Article de swissinfo.ch rappelant que des citoyens suisses ont aussi été victimes de la Shoah
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Lors de sa désormais traditionnelle conférence de presse consacrée à la pandémie, le gouvernement suisse a présenté ses nouveaux projets d’assouplissements sanitaires. Il en ressort que le processus de sortie de crise prendra encore un certain temps.
La Suisse vient de connaître de premiers petits allègements, qui ont débuté lundi dernier. C’est ainsi que les consommateurs se pressent sur les terrasses extérieures des restaurants, désormais ouvertes. Dès lors, chacun se demande quand interviendront les prochaines étapes.
Et bien, pas tout de suite. Le Conseil fédéral présente une stratégie en trois phases, dont la première n’interviendra qu’à la fin du mois de mai. Cette première étape, dite de protection, devra durer jusqu’à ce que toutes les personnes vulnérables qui le souhaitent soient vaccinées.
La seconde phase, dite de stabilisation, durera jusqu’à ce que tous les adultes qui le souhaitent soient vaccinés, soit jusqu’à la fin juillet. Enfin, la troisième phase, dite de normalisation, débutera dès que 30% des rendez-vous de vaccination ne trouveront plus preneur. Difficile donc de donner des dates fixes. Mais pour le ministre de la Santé Alain Berset, il est clair que «la sortie de crise est compliquée et prendra du temps».
- Le fils des événements à suivre sur la page spécialeLien externe de RTS info
- La situation pandémique en Suisse sur swissinfo.ch
- L’info à la source: le modèle des trois phases sur le siteLien externe officiel de la Confédération
Bonne nouvelle pour tous ceux qui aimeraient passer leurs grandes vacances en Suisse: l’été y sera beau. C’est en tout cas ce qui a été prédit lors de la mise à mort du bonhomme hiver.
La fin du bonhomme hiver sur un bûcher est l’une des traditions les plus célèbres de Suisse. Remontant au 16e siècle, elle a lieu chaque année à Zurich, lors d’une fête regroupant des milliers de personnes. Mais pandémie oblige, l’édition 2021 s’est exceptionnellement déroulée dans les montagnes du canton d’Uri et sans affluence du public.
Le bûcher est traditionnellement allumé à 18h00. Et plus la tête du bonhomme, remplie de feux d’artifice, explose rapidement, plus l’été sera beau. En 2003, année de canicule, la tête avec explosé en un temps record de 5 minutes 42. Cette année, il aura fallu 12 minutes 57, ce qui est relativement rapide et laisse présager un bel été.
- La cérémonie du bonhomme hiver à découvrir sur le siteLien externe du Matin, avec une petite galerie de photos
- Le même sujet, mais filmé, dans le TéléjournalLien externe de la RTS
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