Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne, avec deux points forts pour cette journée de jeudi: une mission spatiale où la Suisse joue les premiers rôles et l’incontournable élection du Conseil fédéral, qui aura lieu la semaine prochaine.
Bonne lecture!
La semaine prochaine, le nouveau Parlement élira les sept membres du gouvernement pour la nouvelle législature. C’est normalement sans surprise, puisque cette élection consiste à confirmer les ministres en place à leur poste. Mais cette année, il existe un petit enjeu: après leur score électoral historique, les Verts estiment qu’il est temps d’entrer à l’exécutif.
Lors des dernières élections fédérales, les Verts ont fait mieux que les démocrates-chrétiens, qui ont un siège au gouvernement, et guère moins bien que les libéraux-radicaux, qui en ont deux. La pure logique mathématique voudrait donc que les écologistes soient aussi présents au gouvernement.
Mais ce qui pourrait être logique dans d’autres pays ne va pas de soi en Suisse. Une forte poussée électorale ne se traduit pas forcément par une accession aux commandes de l’État. Les plus optimistes font remarquer que la politique suisse est régie par des équilibres beaucoup plus subtils que les seules mathématiques. Les plus pessimistes souligneront en revanche que tout est fait pour que les forces au pouvoir puissent se maintenir en place.
Historien, politologue et fin connaisseur de la politique suisse, Claude Longchamp analyse les rouages et l’évolution de ce système d’élection du Conseil fédéral. Il remarque notamment que les principes démocratiques s’y teintent de petites touches l’oligarchie et de cooptation.
- L’analyse de Claude Longchamp
- FAQLien externe du Parlement pour tout comprendre à l’élection du Conseil fédérale
- Notre dossier sur les dernières élections fédérales
Un satellite suisse sera lancé le 17 décembre de la base française de Kourou, en Guyane. Mais pas n’importe quel satellite. Développé par les universités de Berne et de Genève, il doit permettre de mieux comprendre de quoi sont faites les exoplanètes.
Autre particularité: il s’agit du premier engin spatial dont la conception a été pilotée par la Suisse. Il a été sélectionné par l’Agence spatiale européenne pour inaugurer une série de projets destinés à mieux comprendre les exoplanètes.
La mission de CHEOPS – c’est son nom – durera entre trois et cinq ans. Ce satellite permettra de mieux comprendre la composition des planètes situées autour d’étoiles proches du Soleil.
La Suisse est depuis plusieurs années à la pointe de l’étude des exoplanètes. La première d’entre elles avait d’ailleurs été détectée par deux astronomes suisses – Michel Mayor et Didier Queloz – qui ont reçu cette année le Prix Nobel de physique pour leur découverte.
Nous vous en parlions déjà il y a quelques jours, le système de milice en Suisse connaît des problèmes. Ce pilier du système politique suisse est mis en péril par le manque de volontaires.
Petite piqûre de rappel pour ceux qui ignoreraient (encore) ce que l’on entend par système de milice. Il s’agit d’un système où les citoyens mettent leur temps ou leurs compétences au service du bien commun, gratuitement ou en échange d’un dédommagement modeste.
Les Suisses sont très fiers de ce système. Mais de plus en plus, à une époque où les tâches se complexifient et où les citoyens manquent de temps, le système de milice tient parfois plus du mythe que de la réalité. Dans le domaine politique surtout, les élus sont de plus en plus souvent de véritables professionnels plutôt que des citoyens qui se mettent à disposition en marge de leur activité normale.
Nous avons déjà eu à plusieurs reprises l’occasion de parler de ce problème dans le cadre de notre dossier consacré à la démocratie directe. Mais nous vous livrons aujourd’hui un point de vue original avec la tribune libre de l’ancien Président de la Confédération Kaspar Villiger.
- Le point de vue de Kaspar Villiger
- Quelques points essentiels pour comprendre le système de milice
- Les origines historiquesLien externe du système de milice sur le Blog du Musée national suisse
La France connaît aujourd’hui une grève massive liée à la réforme du système des retraites. Mais il n’y a pas que dans l’Hexagone que l’on s’inquiète; en Suisse aussi.
Comme chaque année, le géant bancaire Credit Suisse a commandé une étude sur les principales préoccupations des Suisses. Il en ressort que cette année, c’est l’avenir du système des retraites – tant la prévoyance professionnelle que le système étatique – qui représente le souci numéro un des Helvètes.
Les autres préoccupations sont: les coûts de la santé (2e position), le nombre d’étrangers (3e position), les problèmes climatiques et environnementaux (4e position) et le chômage (5e position).
Bref, rien de bien nouveau, car ce sont généralement les mêmes préoccupations qui reviennent au fil des ans. Seul l’ordre change. Cette étude 2019 souligne cependant un aspect nouveau: la perte de confiance des Suisses envers leurs institutions. La cote de confiance est en baisse envers toutes les institutions: Églises, partis politiques, médias, etc.
- Les cinq principales préoccupationsLien externe des Suisses dans le quotidien 24 heures
- Le même sujetLien externe sur le site de RTS Info
🎄 CALENDRIER DE L’AVENT 🎄
Jusqu’à Noël, nous vous offrons chaque jour une spécialité d’un canton différent. Un petit morceau de la Suisse, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.
Aujourd’hui 5 décembre, 🐸🍬la grenouille au Cola🐸🍬
- Une grenouille pas comme les autres
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