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Délocalisations La protection des animaux pousse les chercheurs suisses en Chine

Après des entreprises, c'est au tour de chercheurs suisses de se tourner vers la Chine. Le pays offre en effet aux scientifiques des conditions défiant toute concurrence en matière d'expérimentation animale.

Face au durcissement de la législation en Suisse, notamment en matière d'expérimentation animale, certains scientifiques n'hésitent pas à faire le voyage pour avancer dans leurs investigations.

Délocaliser la recherche en Chine pour avancer plus vite dans ses applications sur l'être humain: c'est l'étape qu'a franchie Grégoire Courtine, professeur en neurosciences à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Après avoir réussi à faire marcher à nouveau des rats paralysés, grâce à l'implantation d'une électrode sur leur moelle épinière, son équipe est sur le point de tester cette technologie sur l'être humain au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne.

Des dizaines de personnes paralysées se sont portées volontaires pour participer à cette étude, avec le fol espoir de retrouver un jour l'usage de leurs jambes. Mais avant de passer à l'homme, la recherche passe par les singes. Une expérimentation controversée et difficile.

Or, en Suisse, la loi est l'une des plus sévères en matière de protection animale et les animaleries peinent à remplir les conditions légales. De plus, une nouvelle motion de la députée écologiste Maya Graf demande l'interdiction de la recherche sur les singes.

Cette situation législative complique les travaux de l'équipe de Grégoire Courtine. Pour aller plus vite et surtout rester dans la course, les chercheurs ont donc préféré se rendre en Chine.

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