Enfants maltraités: enquête ouverte en Chine sur une maternelle privée

Des parents se sont rassemblés devant cette école maternelle privée à Pékin, accusée de maltraiter les enfants. KEYSTONE/AP/NG HAN GUAN sda-ats

La police chinoise a ouvert une enquête sur une école maternelle privée à Pékin. Des parents ont assuré avoir trouvé des marques de piqûres d'aiguilles sur leurs enfants.

Des parents se sont rassemblés jeudi devant l'établissement baptisé RYB Education New World, selon des images diffusées par la télévision nationale. Certains d'entre eux ont également affirmé que les enfants avaient dû prendre des médicaments non identifiés.

L'école appartient à une entreprise qui gère directement ou sous franchise quelque 250 établissements dans toute la Chine. La société a été introduite en Bourse en septembre dernier à Wall Street. Elle a présenté ses excuses sur les réseaux sociaux et assuré que les enseignants incriminés avaient été mis à pied.

Le district pékinois de Chaoyang, où se trouve la maternelle, a indiqué que la police avait ouvert une enquête après avoir reçu mercredi des plaintes de parents d'élèves. Selon le magazine Caixin, huit enfants, scolarisés dans deux classes dont les élèves sont âgés de deux à six ans, portent des marques de piqûres.

"Comprimés blancs"

"J'ai interrogé mon enfant après avoir entendu les déclarations d'autres parents et il m'a dit qu'ils avaient pris deux comprimés blancs après le déjeuner et qu'après ça, ils avaient dormi", a déclaré un père de famille à la télévision.

Ces informations surviennent une semaine après une autre affaire de mauvais traitements impliquant une crèche du géant chinois des voyages en ligne, Ctrip.

Trois employés de la crèche, installée au siège du groupe à Shanghai, ont été placés en détention après la diffusion d'images montrant des enfants molestés ou étant forcés d'avaler ce qui serait de la moutarde, selon des parents. Ces affaires ont déclenché la colère des internautes.

"Entre Ctrip et RYB, quel est donc notre avenir si nous ne pouvons même pas protéger nos enfants, sans parler du soi-disant rêve chinois", persiflait un utilisateur du réseau social Weibo, faisant référence à un slogan du président Xi Jinping.

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