A la recherche d’un compromis
L'Union suisse des paysans (USP) encourage les éleveurs à diminuer le cheptel de veaux pour faire face à la crise de la viande suisse.
Les éleveurs seront invités à procéder à l’abattage des veaux dès qu’ils ont atteint le poids vif de 80 kilos. Actuellement, les animaux de boucherie sont généralement abattus lorsqu’ils ont 160 kg.
La mesure a été annoncée à l’issue d’une réunion organisée mercredi à Berne – sous l’égide de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) – en présence de représentants de Migros, de Coop, de l’Union suisse des paysans (USP) et de Proviande.
Cette proposition devrait conduire à une réduction de la surproduction. L’USP souhaite l’abattage anticipé de 15 000 veaux sur une période de plusieurs mois.
Pas de compensation
Les abattages anticipés auront lieu sur une base volontaire. Il n’y aura pas de compensation financière. En revanche, les distributeurs Coop et Migros se seraient engagés à payer aux producteurs un prix spécifique pour les veaux abattus prématurément.
«J’espère que les éleveurs comprendront le message», a souligné Walter Willener, président de l’Association des groupements et organisations romands de l’agriculture (AGORA).
En outre, selon un communiqué de l’USP diffusé à l’issue de la réunion à Berne, les mesures conclues récemment avec les grands distributeurs commencent à porter leurs fruits.
Effort de promotion
Début octobre, l’USP avait obtenu de la part de Coop et Migros qu’ils renoncent largement à importer de la viande. En outre, les deux géants de la distribution se sont engagés à organiser jusqu’en févier 2002 des actions de promotion de la viande de boeuf et de porc, afin de stimuler la consommation et assainir le marché.
Durant la réunion à l’OFAG, les représentants de Migros et Coop ont réitéré leur refus de négocier sous la contrainte avec le syndicat Uniterre, qui bloque toujours deux centres d’approvisionnement à La Chaux-de-Fonds et Ecublens. Les deux distributeurs ont d’ailleurs maintenu leur plainte pénale déposée mardi contre les agriculteurs.
Des agriculteurs qui ont décidé de maintenir le blocus. Même si la menace d’une évacuation forcée rôde désormais dans les tous esprits.
swissinfo avec les agences
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