En Suisse, la sécurité des tunnels ferroviaires est optimale
Les tunnels ferroviaires suisses sont généralement sûrs. Une enquête de l'Office fédéral des transports (OFT) montre que le niveau de sécurité reste élevé. Des améliorations sont certes nécessaires, mais elles ne revêtent pas un caractère d'urgence.
L’enquête, menée l’an dernier, a porté sur les 689 tunnels ferroviaires en service en Suisse au 1er janvier 2000. Elle a été réalisée sur la demande du Département fédéral des transports, suite aux drames survenus dans les tunnels du Mont-Blanc et du Tauern.
Présentés lundi à Berne, les résultats livrés par l’OFT sont rassurants. L’enquête montre en effet que 84 pour cent des tunnels ne posent aucun problème de sécurité. Généralement d’une longueur inférieure à 300 mètres, ils permettent, en cas d’accident, une évacuation aisée des passagers et un accès facile des secours.
En revanche, pour 84 tunnels d’une longueur comprise entre 300 et 3000 mètres, des mesures de sécurité supplémentaires doivent être envisagées. Et pour 26 autres tunnels, d’une longueur généralement supérieure à 3000 mètres, l’OFT estime que ces mesures se justifient.
Le but est de prévenir les sinistres et d’en réduire l’ampleur. Il s’agit également de faciliter la fuite des passagers et l’arrivée des secours. Pour atteindre ces buts, l’OFT livre un catalogue de mesures possibles. Il faudrait notamment améliorer l’information des passagers, développer les systèmes de communication, baliser les chemins de fuite ou encore rénover les systèmes d’aération.
L’OFT a transmis son rapport à toutes les compagnies de chemin de fer concernées. A la lumière de ce rapport, ces dernières auront jusqu’à la fin septembre 2001 pour proposer des mesures concrètes d’optimisation. La sécurité du matériel roulant sera aussi contrôlée.
Le coût de ces améliorations, qui ne peut pas encore être fixé, incombera aux exploitants de chemins de fer. Les compagnies devront donc intégrer ces coûts dans leurs plans d’investissement, a relevé Max Friedli, directeur de l’OFT.
Reste que, malgré le calendrier, ces améliorations n’ont pas un caractère d’urgence. Et Max Friedli de rappeler que la probabilité d’être impliqué dans un accident du trafic ferroviaire est environ 45 fois plus faible que sur la route. Entre 1990 et 1997, le trafic routier a causé 28 280 blessés et 743 morts contre 80 blessés et 48 morts pour le trafic ferroviaire.
Par ailleurs, pendant la traversée d’un tunnel ferroviaire, la probabilité d’un accident est encore plus faible qu’en pleine voie, puisque certaines causes d’accidents fréquentes, telles que les passages à niveau, n’y existent pas.
Olivier Pauchard
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