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Futur président de la BNS: une question de style

Les candidats à la présidence de la Banque nationale font l'objet de nombreuses spéculations. Mais deux hommes au style différent sortent du lot: Jean-Pierre Roth et Bruno Gehrig. La BNS doit proposer son choix au Conseil fédéral cette semaine.

L’actuel président de la Banque nationale suisse (BNS), Hans Meyer, devra être remplacé d’ici la fin de l’année pour cause de retraite. Parmi les candidats les plus sérieux figurent deux autres membres du directoire de la BNS: le Valaisan Jean-Pierre Roth, son actuel vice-président, et le St-Gallois Bruno Gehrig.

Lundi, les dix membres du Comité de banque annonceront leur choix de candidatures aux quarante membres du Conseil de banque. Deux jours plus tard, ces derniers feront à leur tour une proposition de candidatures au Conseil fédéral à qui revient le choix final.

Les deux favoris ont des styles radicalement différents. Selon les témoignages recueillis par le quotidien «Le Temps», Bruno Gehrig semble favori. Dès son arrivée à la BNS, en 1996, il a pris la décision de faire baisser les taux d’intérêts, une décision saluée par la finance internationale.

Bruno Gehrig passe également pour un homme ouvert à tous les courants de la pensée économique, principalement de l’anglo-saxone, la plus avant-gardiste. Très bon communicateur et excellent vulgarisateur, il a encore l’avantage de diriger l’institut d’émission, le département qui est devenu le domaine névralgique de la BNS.

Jean-Pierre Roth, qui a débuté sa carrière à la BNS en 1979, passe de son côté pour un excellent gestionnaire. Il a notamment géré avec brio les dossiers de l’or nazi acheté par la BNS et des stock d’or surnuméraires. Mais son activité est d’avantage tournée vers la gestion du patrimoine.

Membre du PRD et romand, Jean-Pierre Roth peut profiter de ces deux soutiens. En face, Bruno Gehrig passe pour être davantage brillant et visionnaire. Toutefois, bien que proche des démocrates chrétiens, il est politiquement indépendant.

Lundi, le Comité et le Conseil de banque se trouveront devant des choix: d’une part privilégier la vision de l’avenir ou les qualités de gestionnaire; d’autre part, déterminer leur choix soit sur les compétences des candidats, soit sur un subtile équilibre politique.

swissinfo

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