L’horlogerie séduit à nouveau les jeunes
L'industrie horlogère emploie de plus en plus de jeunes et les besoins criants de relève constatés il y a quelques années ont presque disparu. Tels sont les principaux résultats d'une enquête de la Convention patronale de l'industrie horlogère suisse, présentée vendredi à Neuchâtel.
L’enquête sur les besoins en personnel des entreprises aux horizons 2004 et 2009, a été réalisée en 1999, sur la base d’un questionnaire adressé aux 411 entreprises affiliées.
Elle conclut que dans les 23 métiers analysés, 2200 professionnels devront être embauchés d’ici à dix ans.
Concernant les professions reconnues par un Certificat fédéral de capacité (CFC), les plus demandées sont les horlogers (420), suivies des décolleteurs (125) et des polisseurs/termineurs de boîtes (100). L’industrie horlogère engagera aussi 780 opérateurs en horlogerie semi ou non qualifiés, et 250 ingénieurs et techniciens.
Dans les dix années à venir, un horloger sur cinq partira à la retraite. Rien de comparable avec les résultats de l’enquête de 1992 démontrant que ce phénomène touchait près du tiers des effectifs.
D’une manière générale, les classes d’âge les plus représentées dans l’industrie horlogère ont tendance au rajeunissement. Selon la Convention patronale, «le trou générationnel lié à la crise horlogère est maintenant comblé».
L’âge moyen reste de 41 ans environ depuis dix ans, mais les trentenaires forment la classe d’âge la mieux représentée. En 1992, la tranche 35-39 ans était pourtant la moins garnie.
Conséquence logique du rajeunissement, les besoins en personnel pour les dix prochaines années sont moins importants qu’en 1992. Dans les 23 métiers analysés, il s’agira d’embaucher 2200 professionnels (3000 prévus en 1992).
En 1992, l’enquête avait montré un vieillissement des effectifs. Seuls 35 Certificats fédéraux de capacité (CFC) avaient été délivrés. Ce chiffre a plus que triplé en sept ans puisque 127 apprentis ont décroché leur diplôme en 1999.
Dans l’ensemble, la formation permettra d’assurer une relève suffisante aux horizons 2004 et 2009, mais la Convention patronale souligne qu’il manque des polisseurs et termineurs de boîtes de montres. Les jeunes boudent toujours ces professions.
Par ailleurs, les apprentis horlogers praticiens, micro électroniciens et rhabilleurs bénéficieront d’un nouveau concept de formation dès la rentrée 2001. Deux voies sont possibles: exigences générales (G) ou exigences étendues (E).
Celui qui choisit l’option «G» s’arrête au CFC d’horloger praticien obtenu après trois ans. Celui qui choisit l’option «E» peut effectuer une formation sur quatre ans menant au titre d’horloger dans le domaine professionnel de l’habillage ou de l’industrie.
Selon la Convention patronale, ce nouveau concept instaure des passerelles entre les métiers et favorise ainsi la mobilité des personnes.
swissinfo avec les agences
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