La cure d’amaigrissement continue pour le CSFB
Credit Suisse First Boston (CSFB) se serre la ceinture d'un cran supplémentaire. La banque d'affaires du groupe suisse se retire en effet du marché des métaux précieux et annonce de nouveaux licenciements. Ces mesures ne sont que le dernier volet d'un plan d'austérité dont l'application a commencé l'année dernière.
CSFB ferme ses bureaux de négoce de métaux précieux à New York, Londres et Sydney. Dans la foulée, le CSFB va limoger 2000 employés d’ici l’an prochain, parmi lesquels le personnel du secteur des métaux précieux. L’objectif déclaré de la banque d’affaires du groupe Credit Suisse est de réaliser des économies d’un milliard de dollars.
Effets négatifs des attentats
Depuis un an, Credit Suisse First Boston subit de fortes pressions pour réduire sa masse salariale. Déjà défavorable avant le 11 septembre, la conjoncture américaine s’est encore rapprochée de la récession après les attentats du World Trade Center et du Pentagone. Ce qui a entraîné un ralentissement au niveau mondial.
Du coup, les transactions boursières, les offres publiques d’achat et les fusions d’entreprise, qui constituent le fonds de commerce du CSFB, se font plus rares. Par ailleurs, la firme a accumulé les démêlés avec les autorités judiciaires et les instances de réglementation boursière aux Etats-Unis, mais aussi en Inde, en Nouvelle Zelande et au Japon.
Jusqu’a l’an dernier, Credit Suisse First Boston employait quelques 28000 personnes aux Etats-Unis. Mais dès la fin 2000, la société avait diminué ses effectifs américains de 10%.
Salaires de milliers de cadres gelés
Au début de l’année en cours, elle a supprimé 300 postes administratifs. Puis en mai, elle a licencié 13% du personnel de ses services de conseil en investissement. Au même moment, la filiale américaine du groupe suisse a gelé les salaires de quelques 5400 cadres.
Mais signe que toutes ces mesures ne permettaient pas au CSFB de sortir de la passe difficile, Allen Wheat, jusque-là patron de Credit Suisse First Boston, a été remercié en juillet et remplacé par l’ancien numéro deux de Morgan Stanley, John Mack.
Un remaniement qui a été bien accueilli par Wall Street, mais qui, visiblement, n’a pas suffi à remettre la banque d’affaires sur les rails.
Marie-Christine Bonzom, Washington
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.