La nouvelle Crossair presque sur la piste
L'accord de principe pour la création de la nouvelle compagnie aérienne est signé. Trente investisseurs sont partants. Il manque juste une poignée de millions.
Pour l’heure, la recapitalisation de la nouvelle Crossair peut compter sur des engagements fermes pour 2,213 milliards de francs. Si l’on y ajoute les participations promises encore sujettes à des réserves (comme celles des cantons, qui doivent être approuvées par les Parlements, voire le peuple), on n’est plus qu’à 69 millions de l’objectif final, fixé à 2,740 milliards.
Bonnes nouvelles donc que celles apportés vendredi par le chef de la «Task Force pont aérien» Peter Siegenthaler.
Limites chiffrées
L’accord, dont seules les grandes lignes ont été présentées oralement, prévoit expressément qu’en dessous de 2,2 milliards, les investisseurs peuvent se retirer. Et en dessous de 2,5 milliards, le projet devra être redimensionné.
Mais a priori, il n’y a aucune raison d’envisager ces solutions de repli actuellement, a relevé Peter Siegenthaler. Les 300 millions promis par le canton de Zurich suffisent à eux seuls à passer la barre des 2,5 milliards.
La recapitalisation sera soumise à l’assemblée générale extraordinaire de Crossair le 6 décembre. Les investisseurs devront ensuite fournir une première tranche équivalant à 30% du capital prévu, et le reste par étapes d’ici à fin mars.
Salaires à la baisse
Toujours en vertu de l’accord de principe, la nouvelle compagnie devra obtenir par écrit l’aval des associations du personnel au sujet de la baisse des salaires. Les négociations à ce sujet se poursuivent et devraient aboutir d’ici à Noël, a précisé le directeur de Crossair André Dosé.
Autre condition prévue, le business plan de la nouvelle Crossair devra préciser la stratégie et les alliances envisagées. Des discussions avec un allié potentiel ont eu lieu jeudi, mais André Dosé a refusé d’en dire plus. Les prospections se poursuivent.
Corrections possibles
La base de travail demeure la variante prévoyant jusqu’à 26 avions long-courriers et 26 moyen-courriers, en plus des 82 appareils de Crossair. Mais certaines corrections ne sont pas exclues, a signalé le directeur de Crossair. Une marge de manœuvre est nécessaire, notamment pour tenir compte de l’évolution géopolitique.
La nouvelle compagnie table sur un taux d’occupation des avions de 30% en moyenne pour les liaisons intercontinentales et d’un peu plus de 40% pour les destinations européennes. Interrogé sur le taux actuel, André Dosé s’est contenté de répondre que certains vols sont remplis à 80% et d’autres à 20%.
swissinfo avec les agences
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