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Les assureurs lâchent les aéroports helvétiques

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L'aéroport de Zurich n'est plus couvert contre les risques de guerre et d'attentats dès mercredi minuit. Il demande une garantie d'Etat à la Confédération. Ceux de Belp et de Genève ont également des difficultés avec leurs assureurs et envisagent de demander une telle garantie.

L’aéroport de Zurich poursuivra ses activités jeudi, à ses propres risques. Les négociations avec les assurances se poursuivent, mais elles n’ont toujours pas abouti. Les assurances avaient résilié les couvertures suite aux attentats perpétrés aux Etats-Unis le 11 septembre.

Unique Airport a décidé de demander à la Confédération de reprendre la garantie. L’aéroport a demandé une couverture de 1,2 milliard de francs pour quatorze jours, a indiqué Hugo Schittenhelm.

Au Conseil fédéral de trancher

Selon ce porte-parole du Département fédéral des transports (DETEC), le Conseil fédéral ne devrait cependant pas trancher avant vendredi ou la semaine prochaine. A Berne, le Département fédéral des Finances (DFF) et le DETEC examinent depuis mardi la requête zurichoise.

Côté bernois, l’aéroport de Belp ne sera plus non plus assuré contre les risques de guerre et d’attentats, et cela dès jeudi. Il a cependant trouvé une solution transitoire: un pool d’assureurs a offert une couverture assurance réduite. La couverture doit ainsi être réduite de 60 à 20 millions de francs durant 30 jours.

Si les négociations avec le groupe d’assurances La Mobilière ne devaient déboucher sur aucune solution, la société Alpar SA, qui exploite l’aéroport bernois, envisage de demander une garantie d’Etat à la Confédération.

«En l’absence d’une couverture, nous devrons assumer les risques ou fermer provisoirement nos installations», a souligné Charles Riesen. Le directeur d’Alpar n’a pas caché sa préoccupation.

L’Aéroport International de Genève (AIG) rencontre, lui aussi, des difficultés. Son assureur a modifié la clause de contrat de couverture des risques de guerre et de terrorisme.

A Genève, les dégâts à l’aéroport ne seront plus remboursés dès le 1er octobre, si l’AIG peut être tenu pour responsable des sinistres. En revanche, l’établissement sera couvert, même après cette date, s’il est victime d’actes de terrorisme.

Quelle définition donné à un acte de guerre

L’aéroport a donc une semaine pour trouver une solution. Son assurance responsabilité civile le couvre pour le moment jusqu’à hauteur de 500 millions. Reste à savoir ce qu’il en coûterait pour rétablir la clause modifiée. Selon Philippe Roy, porte-parole de l’AIG, il n’est pas impossible qu’une hausse des primes soit répercutée sur la taxe d’aéroport.

Toujours selon Philippe Roy, beaucoup de points doivent en outre être clarifiés. Il s’agit notamment de définir un acte de guerre et un attentat. Mais aussi de préciser à quelles conditions l’aéroport peut être tenu pour responsable.

Philippe Roy n’exclut pas non plus de demander une aide à la Confédération. Il est actuellement en contact avec l’OFAC. «Ce n’est pas la faute de l’aéroport si la situation internationale pousse les sociétés d’assurance et de réassurance à tenir le langage actuel», justifie-t-il.

swissinfo avec les agences

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