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Les experts du e-commerce nord-sud ont rendez-vous à Montreux

Le Forum de Montreux est ouvert aux participants les plus lointains. Keystone

Le commerce électronique offre-t-il vraiment de nouvelles chances de développement aux pays moins nantis? Si oui, comment? C'est le thème d'un vaste forum organisé cette semaine à Montreux par la Suisse et par le Centre du commerce internation


Faire du commerce grâce aux nouvelles technologies de télécommunication, ce n’est pas simplement se doter d’un atout supplémentaire, rapide et performant, c’est aussi changer sa façon de mener ses affaires. Ceux qui s’y lancent n’ont donc pas seulement besoin de maîtriser l’outil informatique. Encore doivent-ils comprendre que ce faisant ils entrent dans un monde où les règles du jeu sont en train de changer.

Dans le jargon, on appelle cela «nouvelles opportunités» et «nouvel environnement». De ce constat, qui vaut pour le Sud comme pour le Nord, le Secrétariat d’État à l’économie (seco) et le Centre du commerce international (dont le siège est à Genève) ont conjointement tiré la conclusion qu’il fallait offrir aux pays en développement et aux pays en transition l’occasion de mieux mesurer les chances et les enjeux de ce e-commerce en pleine expansion.

Des représentants de gouvernements, des hommes d’affaires et des spécialistes du commerce électronique d’une bonne vingtaine de pays ont donc été invités à Montreux pour ce Forum qui a pour ambition de promouvoir les échanges d’expériences, de faire connaître les meilleurs cas d’école en la matière, et à plus long terme, de fournir quelques points de repères pour le développement de nouvelles stratégies commerciales.

«Cela ne veut pas dire, commente Hans Haefliger, du Secrétariat d’État à l’économie, que les nouvelles technologies vont résoudre tous leurs problèmes. Mais ce sont des outils, parmi d’autres, qui peuvent les aider à mieux intégrer le système du commerce multilatéral.»

L’un des avantages qu’y voit ce spécialiste est notamment l’importante réduction des coûts de transactions qu’engendre le e-commerce, des coûts cinq à dix fois plus élevés dans ces pays que dans les pays industrialisés. Grâce aux liaisons internet, on peut désormais se passer des intermédiaires et s’adresser directement à ses partenaires ou son public-cible.

Qui dit e-commerce fait souvent référence aux relations entre une entreprise qui vend ses produits et un consommateur qui les achète via internet (c’est le B2C: business-to-consumer). Mais dès qu’on entre dans le domaine des stratégies nationales d’exportations, il faut faire un pas de plus. Les pays en développement devraient aussi et d’abord penser en termes de relations de marché à marché (B2B: business-to-business).

L’un des jeunes invités suisses à Montreux, Marc-Henri Veyrassat, explore encore une autre dimension du commerce électronique. Il s’est lancé, lui, dans le B2G (business-to-government), autrement dit un pont entre le monde des affaires et celui des administrations. En 1998, il a créé ‘Tatis’, une start-up spécialisée dans l’automatisation des flux d’information et de documentation en matière de dédouanement des marchandises.

C’est pour faire connaître ce genre d’initiatives, pour mettre en valeur les réussites et pour prévenir aussi les échecs, que ce Forum a donc été convoqué. Mais ses organisateurs ont évité de tomber dans le piège qui consiste à faire se déplacer des dizaines et des dizaines de gens pour leur faire tenir des discours sur les vertus de la communication électronique.

Le Forum de Montreux est ouvert aux participants les plus lointains. Non seulement ils peuvent prendre connaissance sur son site web des principaux débats qui s’y déroulent. Mais ils peuvent aussi livrer leurs propres expériences et points de vue. Avant même l’ouverture du Forum, quelque 600 internautes de plus de 80 pays s’étaient déjà inscrits à cette discussion sans frontières sur les formes du commerce de demain.

Bernard Weissbrodt



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