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Les pharmaceutiques mettent le Japon sous pression

Ces dernières années, les pharmaceutiques suisses ont renforcé leur réseau de vente au Japon. Keystone Archive

Novartis, Roche et d'autres groupes européens demandent au gouvernement japonais de réviser à la hausse son système de prix des médicaments.

«Le Japon devrait promouvoir un marché qui récompense l’innovation. Cela devrait être le rôle d’une économie internationale comme la sienne, basée sur le savoir et la recherche», souligne un responsable de Nippon Roche à Tokyo.

Novartis, Roche et d’autres sociétés réunies au sein de la Fédération européenne des associations des industries pharmaceutiques reconnaissent que le Japon a accompli de louables efforts pour libéraliser son marché pharmaceutique.

Déréglementation insuffisante

L’introduction de nouveaux médicaments a été facilitée. Mais cette déréglementation n’est pas suffisante pour permettre aux malades japonais d’avoir accès aux produits les plus efficaces. C’est en tout cas le point de vue des pharmaceutiques européens.

«Les contrôles de prix imposés par le gouvernement n’encouragent pas les sociétés pharmaceutiques à investir dans la recherche et le développement au Japon», observe-t-on chez Novartis.

Les dépenses consenties en ce domaine fondamental par la deuxième économie du monde ne représentent que le tiers de celles des Etats-Unis et de l’Europe.

Elles sauvent des vies ailleurs

Ces dernières années, les pharmaceutiques suisses ont renforcé leur réseau de vente au Japon. La libéralisation du deuxième marché pharmaceutique au monde après les Etats-Unis, pensaient-ils, leur permettrait d’augmenter sensiblement leur chiffre d’affaires.

C’était sans compter sur une politique des prix qui dissuadent les plus grands groupes pharmaceutiques du monde à vendre dans l’archipel leurs nouveaux médicaments. Ceux qui, souvent, sauvent des vies ailleurs.

«Si le Japon veut participer à la révolution des biotechnologies, il doit s’assurer que son système de prix n’érode pas la valeur de nos produits les plus performants», assure Tom McKillop, président exécutif de AstraZeneca, et qui est aussi le vice-président de la Fédération européenne des associations des industries pharmaceutiques.

Georges Baumgartner, Tokyo

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