La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Swissair: Berne lance un ultimatum

Atraxis a besoin de 35 à 50 millions pour le mois prochain. Keystone

Une solution doit être trouvée d'ici à mercredi soir pour SR Technics, Atraxis et Swissport. Sans quoi la Confédération refusera de passer à la caisse.

A peine plus d’une semaine après l’annonce du décollage du plan «Phœnix», voilà que l’ambitieux projet de sauvetage de la compagnie aérienne suisse est à nouveau menacé.

Mardi, Peter Siegenthaler, chef de l’administration fédérale des finances, a en effet averti que la Confédération ne débloquerait pas de nouvelles tranches de paiement en faveur de Swissair avant d’avoir reçu des garanties concernant trois filiales du groupe.

Le délai est court: mercredi soir. Rappelons que l’Etat s’est engagé à verser 1 milliard pour assurer le maintien des vols jusqu’à fin mars.

Trois filiales au bord du gouffre

Ce nouveau rebondissement tourne donc autour d’Atraxis (informatique), Swissport (services au sol) et SR Technics (maintenance). Trois sociétés indispensables à la bonne marche du trafic aérien. Elles avaient été exclues de la demande de sursis concordataire déposée début octobre par le groupe. Et elles retrouvent aujourd’hui au bord du gouffre.

«Cela n’aurait pas beaucoup de sens de financer des vols qui n’ont pas lieu, parce que ces fonctions vitales pour l’aéroport et pour les entreprises d’aviation ne fonctionnent pas», a précisé Peter Siegenthaler, par ailleurs chef de la «task force» mise sur pied pour coordonner le plan de sauvetage, au micro de la Radio Suisse Romande.

Pas un centime de la Confédération

Pour la Confédération, pourtant, pas question de débourser un centime pour les filiales en question. Peter Siegenthaler l’a rappelé mardi. Selon lui, c’est aux banques, aux cantons, aux milieux économiques, voire à l’aéroport de Kloten de trouver une solution.

Le chef de l’Administration fédérale des finances s’est d’ailleurs montré confiant. Un comité ad hoc, piloté par le canton de Zurich, poursuivait mardi ses consultations.

Les besoins sont urgents et importants. Il manque 40 millions à SR Technics pour continuer à fonctionner jusqu’à la mi-novembre, 100 millions jusqu’à la mi-janvier. Atraxis a de son côté besoin de 35 à 50 millions pour le mois prochain. Quant à Swissport, son rachat par le Britannique Candover pourrait avoir lieu ces prochaines semaines.

Une issue – la vente – qui devrait à terme se dessiner pour l’ensemble de ces sociétés, selon Peter Siegenthaler. «C’est clair que l’on recherche un nouveau propriétaire pour ces trois entreprises, a t-il expliqué. Il faut encore voir si c’est une vente des actions ou des valeurs des entreprises.»

swissinfo avec les agences

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision