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Un nouvel avion s’écrase sur New York

L'avion est tombé sur un quartier d'habitations. Keystone

Deux mois et un jour après les attentats du World Trade Center, un Airbus d'American Airlines s'est écrasé sur le quartier new yorkais du Queens. Nouvelle panique.

L’Amérique est frappée par un nouveau «traumatisme», pour reprendre le terme employé par le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleisher. «Nous sommes mis à l’épreuve, une fois de plus», déclare pour sa part le maire de New York, Rudolph Giuliani. Alors que le patron de la compagnie American Airlines estime que le crash «intervient à un moment difficile pour la nation américaine, pour New York et pour l’industrie aérienne».

L’Airbus A-300 d’American Airlines avait 246 passagers et neuf membres d’équipage à son bord. Il se dirigeait vers Saint-Domingue, la capitale de la République Dominicaine, pays voisin d’Haïti, situé dans la mer des Caraïbes. L’appareil venait tout juste de décoller de l’aéroport Kennedy quand il s’est écrasé sur le Queens, l’un des cinq districts de la ville de New York.

Selon des témoins oculaires à l’aéroport et sur le site du drame, des pièces de l’avion se seraient détachées avant le crash, en particulier l’un des réacteurs. Et la chute aurait été précédée d’une explosion ou d’un incendie au niveau de l’une des ailes.

Tous les scénarios sont possibles

Dirigée par le Bureau américain de Sécurité dans les Transports, l’enquête a déjà permis de retrouver l’une des boîtes noires de l’appareil – celle qui enregistre les données techniques du vol. Le secrétaire d’Etat, Colin Powell, indique que les informations qui lui sont parvenues «alimentent la thèse de l’accident».

Cependant, les porte-paroles de la FAA, l’instance de régulation de l’industrie aéronautique, et du FBI, la police fédérale, soulignent que tous les scénarios sont possibles, à ce stade de l’enquête. Y compris celui d’un attentat. De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche dit «n’écarter aucune option».

Le crash de l’Airbus d’American Airlines intervient deux mois après les attentats du onze septembre à New York et à Washington, et concerne une compagnie aérienne dont deux autres avions avaient été détournés ce jour-là par les pirates de l’air kamikazes. Dans un tel contexte, le niveau d’alerte est important.

Aéroports fermés

A New York, les trois aéroports desservant la ville, tant Kennedy, que LaGuardia et Newark, ont été immédiatement fermés. Avant de rouvrir en partie dans l’après-midi, pour permettre l’arrivée à Kennedy de vols en standby au-dessus de New York, et pour que d’autres appareils puissent décoller de LaGuardia et Newark. Pour exemple, Swissair a dû annuler un vol lundi à destination de Newark.

Sur l’île de Manhattan, l’accès au siège de l’ONU, où se déroule l’assemblée générale en présence d’une myriade de chefs d’Etat et de gouvernements, a été interdit. Le conseiller fédéral Joseph Deiss participait d’ailleurs à cette assemblée.

Après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes du crash, le Conseil de Sécurité a publié une déclaration exprimant «sa profonde sympathie au peuple des Etats-Unis et aux familles de ceux qui ont péri».

Président «profondément préoccupé»

A Washington, George Bush s’est entretenu par téléphone avec Rudy Giuliani et le gouverneur de l’Etat de New York, George Pataki. Le président américain, qui doit entamer mardi un sommet de plusieurs jours avec son homologue russe, Vladimir Poutine, a annulé les rendez-vous qu’il avait lundi avec les médias américains et russes.

Lors d’un point de presse, Ari Fleisher, le porte-parole de la Maison Blanche, a indiqué que M. Bush est «profondément préoccupé» de voir la ville et les habitants de New York à nouveau confrontés à un drame. M. Fleisher invite néanmoins à la «prudence» dans la lecture des évènements au Queens, en mettant en garde contre les spéculations et conclusions hâtives.

Le porte-parole de la présidence ajoute que les services secrets ne disposaient d’aucun renseignement sur une menace d’attentat pour la journée de lundi ou pour la ville de New York. Il précise aussi qu’au vu des premiers éléments d’enquête, «toutes les communications entre le sol et le cockpit étaient normales jusqu’au moment du crash».

Marie-Christine Bonzom, Washington

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