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Un semestre noir pour Crossair

Crossair n'avait plus affiché de perte semestrielle depuis 1992. Crossair

Crossair a bouclé son premier semestre sur une perte de 6,1 millions. La flambée des prix du kérosène, la hausse du dollar et la baisse du coefficient de remplissage ont laissé des traces.

La première moitié de l’année 2000 restera dans les annales de Crossair comme l’une des périodes les plus difficiles de ses 25 années d’existence. Le 10 janvier, un de ses appareils s’écrase au décollage, tuant les dix occupants. Fin juin, la compagnie bâloise affiche une perte semestrielle, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 1992. Entre deux, un conflit interminable avec les pilotes, finalement réglé début juin, mais qui coûtera cher à la compagnie de Moritz Suter.

Les mauvais résultats semestriels de Crossair ne sont pas surprenants. Déjà, les quatre premiers mois de l’année avaient laissé une perte nette de 24 millions de francs. Depuis mardi, après l’annonce du bilan intermédiaire de SAirGroup, son actionnaire majoritaire, le résultat négatif de la compagnie bâloise était prévisible.

SAirGroup a en effet publié une perte opérationnelle de 155 millions de francs pour l’ensemble des compagnies aériennes de la holding (Swissair, Crossair, Balair, Sabena, entre autres). Au total, SAirGroup n’est parvenu à éviter la zone rouge que grâce à ses activités annexes, le catering (restauration à bord) notamment. Crossair, ne peut compter quant à elle que sur le transport aérien.

Pour expliquer ce mauvais résultat, la compagnie bâloise met en avant le doublement du prix du kérosène et le niveau élevé du dollar. Il faut y ajouter les surcapacités: le taux d’occupation moyen des sièges est tombé de 53 à 51 pour cent, en raison de l’acquisition de cinq nouveaux appareils. Le chiffre d’affaires a augmenté de 11 pour cent, à 564,8 millions.

La prudence est de mise pour le deuxième semestre. Le bénéfice annuel de 50 millions de francs, prévu en avril, n’est plus du tout assuré. D’autant que les hausses de salaires accordées aux pilotes vont gonfler les coûts de quelque 3 millions de francs.

Joël Quilleré

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