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Les Suisses en Israël à la veille des élections: l’épineuse question des réfugiés

Le retour de plus de 3 millions de Palestiniens mettrait carrément en cause le caractère juif de l'Etat hébreu. swissinfo.ch

Mardi, les élections israéliennes devraient marquer le retour du Likoud au pouvoir. Un chercheur suisso-palestinien, Jalal Husseini est engagé dans les négociations sur l'avenir des réfugiés palestiniens. C'est une des questions au coeur du différend actuel entre les deux camps qui bloque toute avancée du processus de paix.

Quand on s’appelle Husseini, difficile de ne pas être rattrapé par l’histoire de la Palestine. Jalal porte le nom d’une des plus grandes familles arabes de Jérusalem. Son père fut le représentant de la Palestine auprès des Nations unies en 1948 lors de la création de l’état d’Israel. Exilé ensuite en Arabie séoudite puis au Liban, il épousera sur le tard une Suissesse.

Etudiant à l’Institut universitaire des hautes études internationale à Genève, Jalal Husseini achève une thèse sur l’Unrwa, l’Office des Nations unies chargé des 3,5 millions et demi de réfugiés palestiniens. A Jérusalem, il fait partie également de l’équipe des négociateurs en charge de ce dossier face aux Israéliens. Un dossier éminemment sensible, qui empoisonne actuellement le processus de paix.

«C’est une question très politique, explique Jalal, parce que depuis 1948, la question des réfugiés a été au cœur du problème de la Palestine. Il est évident aujourd’hui qu’il n’y aura pas de paix dans la région sans règlement juste de cette question. Plus d’un million de réfugiés vivent dans des camps dans des conditions souvent déplorables. Elle est très sensible parce que ce dossier a été au cœur de la renaissance du mouvement national palestinien dès les années 50».

«Les réfugiés ont été le bras armé de la résistance. Les négociations achoppent actuellement parce qu’Israel refuse de reconnaitre le droit de choisir entre le retour chez eux des réfugiés et les compensations financières auxquels ils ont droit».

Un droit pourtant reconnu par les Nations Unies. Israel explique que le retour de plus de 3 millions de Palestiniens mettrait en cause le caractère juif de l’état hébreu. Yasser Arafat, de son côté, ne peut se permettre d’abdiquer. Il en va de son prestige. Des solutions originales sont à trouver. C’est le rôle des diplomates et des chercheurs comme Jalal Husseini.

Jérusalem, Georges Malbrunot

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