Italie: gaffe d’une ministre sur le «tunnel» des neutrinos
(Keystone-ATS) La ministre italienne de l’Education a suscité des quolibets pour avoir affirmé que l’Italie avait contribué à la construction d’un tunnel, inexistant, entre le CERN à Genève et l’Italie. Mariastella Gelmini évoquait la découverte des neutrinos plus rapides que la lumière.
S’il existait, ce tunnel s’étendrait sur plus de 730 kilomètres. En fait, depuis 2006, le CERN envoie un faisceau souterrain de neutrinos jusqu’à l’Institut national italien de physique nucléaire, au Gran Sasso, près de Rome. Ces particules cosmiques traversent la matière.
En arrivant en Italie, au terme d’un voyage de 2,4 millisecondes – à la vitesse de la lumière voire plus rapidement encore – les neutrinos sont étudiés pour voir si certains ont évolué.
Les commentaires fusent
La gaffe de la ministre n’a pas manqué d’être reprise par les réseaux sociaux et les sites Internet des quotidiens italiens. Sur twitter, les commentaires ont afflué tout le week-end: «On ne voit pas la lumière à la fin du tunnel parce qu’elle arrive après», écrit querrilla.
«Avec le nouveau tunnelgelmini il sera plus facile d’aller en Suisse et de déposer des fonds d’origine trouble… l’évasion (fiscale) plus rapide que la lumière!», peut-on lire sur Facebook.
«Le tunnel auquel il est fait référence est celui dans lequel circulent les protons», mesurant un kilomètre de long, a répliqué le ministère de l’Education, qualifiant cette polémique de «ridicule» et «sans fondement».