L’indicateur UBS de la consommation à son plus bas de l’année
(Keystone-ATS) Probable conséquence de l’appréciation du franc, l’indicateur UBS de la consommation a fortement reculé en juin. En repli de 0,4 point à 1,48 point, il a ainsi atteint son plus bas niveau de l’année, après avoir affiché un pic le mois précédent.
Si tous les sous-indicateurs ont contribué au repli général, les nouvelles immatriculations de voitures particulières ont plongé de 12% en glissement annuel après avoir bondi de 20% le mois précédent, a annoncé mardi l’UBS. Le tassement s’explique aussi par le nombre réduit de jours de travail, l’Ascension et la Pentecôte étant tombées en juin.
Le franc fort pourrait toutefois avoir permis aux Suisses de consommer davantage à l’étranger, relève le numéro un bancaire helvétique. L’établissement précise que son indicateur sous-estime probablement la dynamique globale de la consommation, laquelle intervient non seulement en Suisse, mais aussi à l’étranger.
Il n’en reste pas moins que l’actuel niveau de l’indice, à tout juste 1,5 point, traduit une croissance de la consommation privée corrigée de l’inflation de 1,5% au regard de l’année précédente.
Accélération attendue
Les spécialistes de l’UBS attendent donc une nette accélération de la consommation privée dans le courant des prochains mois, celle-ci n’ayant progressé que de 0,6% au premier trimestre, selon les chiffres du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).
La consommation des ménages en Suisse reste globalement favorisée par le bas niveau historique des taux d’intérêt, l’immigration et l’embellie sur le marché de l’emploi. Représentant environ 60% du produit intérieur brut (PIB), elle devrait cette année encore favoriser la croissance économique.