La commune de Chénens (FR) retrouve un «équilibre fragile»
Chénens (FR) se porte mieux dans son fonctionnement, tout en demeurant dans un "équilibre fragile". La préfète de la Sarine Lise-Marie Graden vient de clôturer l'enquête administrative ouverte il y a trois ans à propos de cette commune qui compte près de 900 habitants.
(Keystone-ATS) L’enquête a mis en lumière un certain nombre d’irrégularités dans le fonctionnement communal passé, «dont la large majorité a toutefois déjà été corrigée par les réformes engagées parallèlement à l’enquête par le Conseil communal de Chénens», a indiqué vendredi la Préfecture de la Sarine dans un communiqué.
La commune reste dans un «équilibre fragile». Elle est cependant dotée des compétences et des processus nécessaires pour accomplir ses tâches. Le mandat de mentorat confié à Jean-François Charrière est du coup levé. L’ouverture d’une enquête administrative remontait au 6 février 2023, après une phase d’instruction préliminaire.
Profondes dissensions
La démarche s’intéressait alors au fonctionnement de la commune en général et de son Conseil communal en particulier. Elle avait été rendue nécessaire par les «profondes dissensions» constatées entre l’exécutif et la commission financière, de même que par une triple vacance au sein du premier survenue à fin mars 2023.
Au titre de mesures provisoires, la préfète avait suspendu la tenue d’une élection complémentaire et désigné trois membres externes (Jean-François Charrière, Béatrix Guillet et Vincent Gremaud) pour composer, avec les deux membres restants (Claude Defferrard et Christian Demole), un Conseil communal intérimaire.
L’enquête a permis d’identifier un certain nombre d’irrégularités qui émaillaient le fonctionnement communal, relève encore le communiqué. Elle a ainsi mis en exergue une «gestion essentiellement réactive, l’absence de planification structurée et des lacunes dans la traçabilité des décisions».
Au coup par coup
L’investigation a fait aussi ressortir une «dégradation profonde» des relations entre le Conseil communal et la commission financière, cette dernière étant «à plusieurs reprises sortie du cadre de ses attributions légales», tandis que l’exécutif manquait à ses obligations d’information et de collaboration.
Des carences ont en outre été constatées dans la gestion du personnel, la tenue des procès‐verbaux et la planification financière. Globalement, l’image qui ressort des éléments établis par l’enquête est celle d’une commune qui était gérée par le Conseil communal de manière réactive, au «coup par coup».
La préfète note encore que les réflexions et démarches engagées lors de la législature actuelle en vue d’une fusion entre Chénens, Autigny, Cottens, La Brillaz et Neyruz représentent une «opportunité pour l’avenir». Elles offrent «l’opportunité de dépasser certaines limites liées à la taille de la commune et de ses voisines»,