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C'est le troisième procès contre Carlos en France, ici une esquisse du procès avec Carlos, à gauche et son avocate Isabelle Coutant-Peyre (archives).

KEYSTONE/AP/NOELLE HERRENSCHMIDT

(sda-ats)

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise lundi par la justice française à l'encontre d'Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos. Figure du terrorisme des années 1970-1980, il est jugé pour un attentat qui avait fait deux morts et 34 blessés à Paris en 1974.

Carlos, 67 ans, incarcéré en France depuis son arrestation au Soudan par les services français en 1994, a déjà été condamné à deux reprises à la peine maximale. L'attentat du Drugstore Publicis est le plus ancien que lui reproche la justice française, et le dernier pour lequel il comparaît en France, depuis le 13 mars. Le verdict est attendu mardi.

Le 15 septembre 1974, un homme jetait une grenade depuis le restaurant en mezzanine du Drugstore vers la galerie marchande en contrebas. Carlos conteste être l'auteur de cet attentat. "Tous les éléments accumulés dans cette enquête convergent vers lui", a expliqué l'avocat général Rémi Crosson du Cormier, devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Poussé dans ses retranchements

Interrogé lors du procès sur son implication directe, le Vénézuélien a éludé. Il a argué qu'on lui demandait de "devenir un informateur contre (lui)-même" et qu'un "cadre de la résistance palestinienne" comme lui ne pouvait, sous peine de mort, fournir des informations sur une opération, encore moins lors d'un procès.

Un peu vieilli, blanchi, amaigri mais souriant et élégamment vêtu, Carlos a été poussé dans ses retranchements par le président François Sottet. Il a finalement lâché: "Peut-être que c'est Carlos, peut-être que c'est moi, mais il n'y a aucune preuve de cela".

L'accusé a assumé son passé, au nom de la "révolution": "Personne n'a exécuté plus de personnes que moi, dans la résistance palestinienne. Mais je suis le seul qui a survécu. Dans tous les combats, il y a des victimes collatérales, c'est malheureux", a-t-il aussi lancé. La cour d'assises de Paris spécialement composée devrait rendre sa décision mardi.

"Révolutionnaire professionnel"

"Révolutionnaire professionnel" autoproclamé au service de la cause palestinienne, du bloc de l'Est et de lui-même, Carlos a déjà été condamné à deux reprises à la peine maximale: pour le meurtre de trois hommes, dont deux policiers en 1975 à Paris, et pour quatre attentats à l'explosif qui avaient fait 11 morts et près de 150 blessés en 1982 et 1983, à Paris, Marseille et dans deux trains.

Carlos, aussi surnommé "le chacal", revendique 1500 morts pour son organisation et 80 de ses propres mains. Il conteste toute responsabilité dans les attentats perpétrés en France.

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ATS