La Russie et la Chine dénoncent le rapport de stratégie de Trump

Le rapport sur la stratégie de sécurité nationale publié la veille par les Etats-Unis et résumé par Donald Trump lors d'un discours solennel n'est pas pour plaire à la Russie ni à la Chine. Keystone/AP/MANUEL BALCE CENETA sda-ats

La Russie et la Chine ont vertement dénoncé mardi le rapport sur la stratégie de sécurité nationale publié la veille par les Etats-Unis. Moscou critique son "caractère impérialiste" alors que Pékin reproche la "mentalité de Guerre froide" de Washington.

"Le caractère impérialiste de ce document est évident, tout comme le refus de renoncer à un monde unipolaire, un refus insistant", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, soulignant que les autorités russes "ne peuvent pas accepter qu'on traite le pays comme une menace à la sécurité des Etats-Unis".

"Néanmoins, il y a de modestes points positifs", a estimé M. Peskov, en citant notamment "la volonté (de Washington) de coopérer avec la Russie dans les domaines où cela correspond aux intérêts des Américains". "Cela correspond à nos approches aussi, puisque Moscou aussi cherche à coopérer avec les Etats-Unis là où cela nous est avantageux", a-t-il ajouté.

"Arrêter de déformer"

Pékin a aussi très vite réagi et critiqué. "Nous pressons les Etats-Unis d'arrêter de déformer volontairement les intentions stratégiques de la Chine, ainsi que d'abandonner leurs concepts dépassés, comme leur mentalité de Guerre froide", a indiqué Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'un point de presse. "Faute de quoi, ils ne feront que porter préjudice aux autres et à eux-mêmes", a-t-elle souligné.

Le président Donald Trump a présenté lundi sa "Stratégie de sécurité nationale", marquée par l'envoi de signaux parfois contradictoires à l'attention de la Chine et la Russie. "Nous faisons face à des puissances rivales, la Russie et la Chine, qui essayent de remettre en cause l'influence, les valeurs et la richesse de l'Amérique", a-t-il affirmé, tout en affichant sa volonté de bâtir de "grands partenariats" avec ces derniers.

Le document diffusé peu avant le discours présidentiel par la Maison Blanche adoptait un ton encore plus offensif vis-à-vis de Pékin et Moscou, accusés de "saper la sécurité et la prospérité" des Etats-Unis. La Chine et la Russie "sont déterminées à rendre les économies moins libres et ouvertes, à accroître leurs armées et à contrôler les informations et les données pour réprimer leurs sociétés et étendre leur influence", ajoute le texte.

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