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Labour et Tories jettent leurs dernières forces dans la bataille

(Keystone-ATS) Le Premier ministre conservateur David Cameron et son rival travailliste Ed Miliband sillonnaient mardi le Royaume-Uni. Le premier se trouvait dans les Cornouailles et le second à Birmingham, afin de convaincre les indécis, évalués à près de 20% avant jeudi.

Selon une enquête d’opinion publiée lundi par le tabloïd «The Sun», Tories et Labour récolteraient 33% des voix lors des législatives, un score peu ou prou identique aux sondages depuis le début de l’année.

Sans majorité au Parlement, les chefs des deux principales formations se retrouveraient devant l’obligation de nouer une alliance avec d’autres partis pour former le futur gouvernement.

Menace écossaise

M. Cameron a souvent brandi durant cette campagne le danger que constitue à ses yeux une éventuelle alliance entre le Labour et les Ecossais du SNP, le parti indépendantiste de gauche, en passe de remporter une cinquantaine de sièges dans la région septentrionale.

Sur le même thème, le ministre des Finances George Osborne, un conservateur lui aussi, estime qu’une victoire du Labour annulerait en «cinq minutes» cinq années de réforme.

La plupart des investisseurs relativisent toutefois l’ampleur du choc que représenterait le retour de la gauche. Ils font valoir que les conservateurs, avec leur promesse de référendum sur une éventuelle sortie de l’UE, sont porteurs d’autres incertitudes.

Depuis le début de la campagne, les Tories (conservateurs) accusent le Labour (travaillistes) de vouloir brader les intérêts du pays en négociant en sous-main un accord avec le SNP, parti dont le but à terme est, comme l’a répété Nicola Sturgeon (la cheffe du SNP), l’indépendance de l’Ecosse.

Lib-dem en arbitres

Pressé de questions quant à ses intentions, Ed Miliband a dû promettre qu’il ne passerait pas «de marché» avec les nationalistes écossais, si bien que Londres bruissait mardi de rumeurs quant à une éventuelle alliance entre le Labour et le Lib-dem, le parti libéral démocrate, qui basculerait d’un camp à l’autre après avoir gouverné pendant cinq ans avec les conservateurs de David Cameron.

Selon la BBC, des hauts responsables travaillistes «envisagent» cette option qui permettrait de donner davantage de «légitimité» à un gouvernement Miliband contraint de négocier au coup par coup avec le SNP.

Interrogé à ce sujet, le patron des Lib-dem, Nick Clegg, n’a pas formellement exclu cette possibilité, indiquant qu’il discuterait en priorité avec le parti ayant reçu «le meilleur mandat», soit le plus de votes.

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