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Le directeur du KOF plaide pour un recours aux crédits Covid-19

Pour Jan-Egbert Sturm, les crédits Covid-19 ont prouvé leur efficacité lors de la première vague (archives). KEYSTONE/WALTER BIERI sda-ats
Ce contenu a été publié le 11 novembre 2020 - 05:58
(Keystone-ATS)

Selon le directeur du KOF, le Conseil fédéral et la task force scientifique veulent suivre l'évolution de la pandémie au cours de la semaine à venir tout en se préparant à prendre d'autres mesures si nécessaire. Il plaide aussi pour de nouveaux crédits Covid-19.

"Nous n'avons pas encore perdu l'espoir que les mesures plus strictes prises le 28 octobre soient efficaces", indique Jan-Egbert Sturm dans une interview publiée mercredi dans la NZZ. Mais il faut que la population se montre plus disciplinée, ajoute-t-il.

La meilleure protection contre le virus reste de porter un masque, de garder ses distances et de se demander si une rencontre avec telle ou telle personne est vraiment nécessaire, souligne-t-il. Et de préciser qu'un système de test et de traçage opérationnel est nécessaire.

Soins intensifs

Le directeur du centre d'études conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) suppose que les unités de soins intensifs des hôpitaux atteindront leurs limites cette semaine. Cela est dû au fait que les mesures visant à contenir le virus mettent trois semaines à produire leurs effets, explique-t-il.

Il est difficile de dire combien de temps durera la surcharge. Certains scénarios prévoient une atténuation rapide, d'autres une plus longue, indique M. Sturm, qui dirige le groupe d'économistes au sein de la task force scientifique de la Confédération.

Crédits Covid-19

Selon M. Sturm, les économistes sont favorables à ce que les crédits Covid-19 soient à nouveau déployés dès maintenant. Il souligne que cette mesure s'est révélée très efficace lors de la première vague. Un nouveau paquet de crédits Covid-19 permettrait à la plupart des entreprises concernées de traverser cette période difficile sans bureaucratie, avance-t-il.

Le directeur du KOF rappelle qu'il ne s'agit pas de cadeaux de l'Etat mais de crédits qui sont accordés à des conditions moins strictes que les prêts bancaires habituels. Les entreprises ont dix ans pour les rembourser.

Et même si elles ne parviennent pas à la faire, elles ne sont pas contraintes à la faillite pour cette raison. Il s'agit d'une sorte de règlement pour les cas de rigueur, ajoute-t-il. Et de relever qu'avec la règlementation actuelle, il n'est pas du tout clair sur quelle base les entreprises peuvent recevoir des aides.

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