Voici à quoi ressemble le service volontaire dans une ferme
L’organisation Agriviva, anciennement connue sous le nom d’Horizon Ferme, recense chaque année quelque 800 séjours dans des exploitations agricoles. Aperçu d’une journée type.
La journée commence tôt pour Ilenia (veste bleue) et Mila (veste rouge). Avant même 6 heures du matin, les deux adolescentes bâloises sont déjà au travail dans un champ de salade. À cette heure-là, elles ne profitent que modérément de la magnifique vue sur les Alpes bernoises, même si le travail en lui-même n’est pas déplaisant.
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«Si la récolte de salade avait lieu plus tard dans la journée, je préférerais quand même couper la salade plutôt que d’aller à l’école», plaisante Mila Weber, qui avec son amie passera deux semaines dans la ferme de la famille Waber, dans l’Oberland bernois.
Avant même de prendre le petit-déjeuner, les deux jeunes femmes se rendent ensuite à l’écurie pour nettoyer les boxes. Une tâche qui ne leur pose aucun problème non plus: «Ça ne sent pas mauvais, au fond ce n’est que de l’herbe», observe Ilenia Moro.
Parmi les activités préférées des deux adolescentes de 16 et 17 ans figure la cueillette des cerises, notamment parce qu’elle permet de grignoter en travaillant. Désormais bien lancées dans leur journée, Ilenia et Mila se racontent mutuellement des énigmes policières, une façon de passer le temps tout en cueillant des pois mange-tout.
Ce matin, le programme prévoit également un passage dans le champ de courges. Des bâches en plastique doivent être posées pour empêcher les mauvaises herbes de gêner leur croissance, mais leur fixation s’avère être un travail pénible. Ilenia a déjà des marques sur les mains. Et c’est donc sans surprise que cette tâche ne suscite qu’un enthousiasme limité: «Ça va, mais au moins nous faisons quelque chose d’utile», résume Mila.
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La famille Waber veille délibérément à varier les activités du quotidien. «Ma mère disait toujours qu’il faut arrêter tant qu’on y prend encore du plaisir», raconte l’agricultrice Barbara Waber.
Les deux adolescentes tirent un bilan positif de leur séjour, affirmant désormais mieux comprendre d’où viennent les aliments et l’ampleur du travail nécessaire à leur production. Une partie de la récolte du jour est vendue directement dans le magasin de la ferme des Waber. Une fois le travail terminé, Mila et Ilenia peuvent alors elles aussi savourer les doux fruits de leur labeur.
Traduit de l’allemand par Dorian Burkhalter
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