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Le recours au temps partiel toujours plus important en Suisse

(Keystone-ATS) Le recours au temps partiel continue à progresser en Suisse. Il a contribué trois fois plus que les emplois à temps complet à la croissance de 12,6%, à 4,461 millions de personnes, de la population active intervenue entre 2003 et 2013.

La hausse du nombre de travailleurs à temps partiel a ainsi atteint 24,5% sur dix ans à 1,549 million de personnes, contre une avancée de 7,1% pour les employés à temps complet (à 2,912 millions).

La progression a été plus marquée chez les hommes (+43,7%) que chez les femmes (+19,9%), a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS) en publiant vendredi les résultats 2013 de l’enquête suisse sur la population active. Autre évolution: les taux d’occupation glissent vers des niveaux plus élevés au fil du temps.

Ainsi, la part des personnes travaillant au moins à mi-temps, soit entre 50 et 89%, a bondi de 41,5% entre 2003 et 2013, contre une hausse limitée à 7% pour les taux inférieurs à 50%. A noter que d’un point de vue statistique, les employés occupés à 90% font partie de la catégorie à plein temps.

L’OFS relève au passage que le taux d’occupation de 90% est celui qui a le plus progressé au cours de la décennie achevée en 2013, avec une envolée de 71,3%.

Davantage de pères

Parmi les faits marquants, l’office basé à Neuchâtel mentionne la progression du temps partiel chez les pères. Les hommes avec enfant(s) de moins de 15 ans étaient 9,3% à y recourir l’an dernier, contre 5,8% seulement en 2003. Pour les femmes, la part n’a pas changé à 80,2%.

En ne considérant que les hommes avec de très jeunes enfants dans le ménage (âgés de moins de 7 ans), la proportion de temps partiel grimpe même désormais à 10,5%. D’ailleurs, les raisons familiales constituent le principal motif de travailler à temps partiel (46,3% parmi les 15-54 ans, et même 52,9% chez les femmes).

Ensuite, les adeptes du temps partiel citent la formation (11,7%), le fait de n’avoir pas trouvé un travail à temps plein (7,1%), l’exercice d’un autre emploi (7%) et les raisons de santé (3,3%). Les personnes réfractaires au temps plein sont 9,7%.

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