Les Bourses mondiales chutent, malgré un bon indicateur américain
(Keystone-ATS) Les marchés mondiaux ont poursuivi vendredi leur plongeon de la veille. Les chiffres meilleurs que prévu de l’emploi aux Etats-Unis n’ont pas apaisé les angoisses des investisseurs concernant l’économie mondiale et la crise de la dette en zone euro. Le dollar passe lui sous 76 centimes.
L’économie américaine a créé 117’000 emplois en juillet, mois au cours duquel le taux de chômage a baissé d’un dixième de point à 9,1%. Ces chiffres supérieurs aux pronostics ont d’abord provoqué «un soupir de soulagement entendu de Chicago à Melbourne», a commenté Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com. Mais le pessimisme a vite repris le dessus.
Après avoir ouvert en légère hausse, la Bourse de New York a replongé profondément dans le rouge moins d’une demi-heure plus tard. Vers 18h00, l’indice Dow Jones chutait de 1,70% et le Nasdaq de 3,19%.
Volatilité
Les Bourses européennes ont imité cette volatilité. A Paris, l’indice CAC 40 a d’abord lourdement chuté, lâchant plus de 3% en début de séance, avant de revenir brusquement dans le vert, puis de repasser en terrain négatif pour terminer la journée en repli de 1,26%. L’indice vedette parisien cumule dix séances de baisse, du jamais vu.
Les chutes ont été encore plus lourdes sur les autres grandes places européennes: Londres a lâché 2,71%, Francfort 2,78%, Zurich 2,14%.
Malgré des rumeurs selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) s’apprêterait à acheter des obligations espagnoles et italiennes peu prisées par les marchés, Madrid a cédé 0,18%. A Milan, la cotation a été suspendue alors que l’indice reculait de 0,63%.
Le dollar sous 76 centimes
En outre, vers 18h00, le franc se négociait pour sa part face à l’euro à 1,0843 franc après être monté à 1,0711 franc en début d’échanges asiatiques, un nouveau sommet historique. La devise suisse progressait face au dollar, à 0,7624 franc, après avoir atteint un nouveau record inédit à 0,7579 franc vers 16h45.