Les Fribourgeois renouvellent leurs autorités communales
Les Fribourgeois renouvellent ce dimanche leurs autorités communales. Les élections mettent aux prises 1146 candidats pour les exécutifs. Le rendez-vous constitue un baromètre à huit mois de l'échéance cantonale. Les résultats sont attendus au fil de l'après-midi et de la soirée.
(Keystone-ATS) La campagne a été marquée par une droite ambitieuse, en particulier à Fribourg, et une gauche qui ne l’était pas moins. Le scrutin tombe par ailleurs à un mois et demi de la votation cantonale concernant la loi sur l’assainissement des finances de l’Etat (LAFE) soumise à référendum à la demande de la gauche et des syndicats.
Le nouveau visage de la majeure partie des conseils communaux sera connu dès ce dimanche soir, dans la mesure où le scrutin proportionnel est dominant. Plus d’un quart des élus ont abandonné leurs fonctions avant le terme de leur mandat. Le scrutin s’annonce le plus disputé dans les communes les plus peuplées.
Suspense à Fribourg
Les élections se tiennent dans 116 communes. Trois n’en organisent pas, notamment à Gletterens, commune toujours placée sous la tutelle de l’Etat. La composition des conseils communaux de six des sept chefs-lieux de district du canton sera déterminée d’emblée (Fribourg, Bulle, Estavayer, Châtel-St-Denis, Morat et Tavel).
Seul Romont fait exception, où un second tour est prévu le 29 mars, si nécessaire. Le chef-lieu de la Glâne pratique en effet le système majoritaire.
Au-delà, le suspense est au rendez-vous dans le chef-lieu cantonal, où 26 candidats sont sur les rangs. Depuis 2021, et la perte du fauteuil PLR, la gauche détient quatre des cinq sièges de l’exécutif de Fribourg, avec deux PS, une Verte et un Centre gauche.
Le centre-droit ambitionne un retour à une formule plus équilibrée. C’est pourquoi, contrairement à la gauche qui n’a pas conclu d’alliance, le camp bourgeois est parti avec, pour la première fois, une liste d’entente comprenant deux centristes, deux PLR et un UDC, avec pour thèmes notamment les finances publiques et la mobilité.
Assemblées communales
Le syndic Thierry Steiert (PS), après 10 ans dans la fonction et 15 ans à l’exécutif, et le vice-syndic Laurent Dietrich (Le Centre), ne se représentent pas. En ce qui concerne le Conseil général, pas moins de 321 personnes vont tenter de décrocher l’un des 80 sièges du législatif. Les prétendants n’étaient que 243 il y a cinq ans.
A noter que beaucoup de communes fribourgeoises vivent encore sous le régime des assemblées communales pour le législatif. La loi prévoit que les communes de Fribourg, Bulle, Morat, Romont, Estavayer, Châtel-Saint-Denis, Marly et Villars-sur-Glâne disposent d’un Conseil général.
Les autres communes peuvent choisir, le cas échéant, de remplacer leur assemblée communale par un Conseil général, en recourant à un vote populaire. Gruyères a franchi le pas par exemple récemment.