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Les héros de Zep

Le libraire-éditeur, le livre et la star!

(swissinfo.ch)

«Mes héros de la bande dessinée», c'est le titre d'un ouvrage signé Zep, que publie la librairie Raspoutine. Petit, élégant et sympathique.

Raspoutine a la bougeotte. Non pas Grigori Efinovitch, mais Lorenzo. Lorenzo Pioletti, patron de la librairie lausannoise en question. Non content d'aligner les ex-libris originaux, de jouer les galeristes et d'avoir récemment déménagé son antre dans un lieu bien centré (24 Rue Marterey), voilà que le bouillonnant Lorenzo devient éditeur.

Une histoire de fidélité

Il vient de publier le tirage de luxe du dernier Cosey («La saveur du Songrong»), et enchaîne avec «Mes héros de la bande dessinée» de Zep. Pourquoi celui-ci était-il partant dans ce projet? «J'aime le livre, donc j'aime aussi tous les petits produits liés au livre, les objets un peu plus rares qu'on ne peut pas faire dans la grande distribution. Et puis j'aime Raspoutine pour la fidélité de Lorenzo», répond Zep.

Et il n'est pas le seul. Le Savoyard Félix Meynet («Tatiana K», «Double M») ou l'Italo-Bâlois Enrico Marini font aussi partie de la famille Raspoutine. L'attention que leur a toujours portée le patron de la boutique a compté pour eux.

«Quand on est jeune auteur, qu'on démarre, il y a peu de libraires qui sont d'accord de nous aider, de nous inviter pour des expos ou des dédicaces. Aujourd'hui, il y a évidemment beaucoup de libraires qui me proposent ce genre de choses, mais je n'ai pas forcément envie de le faire. Par contre, il y a toute une histoire entre Lorenzo et moi, et je sais qu'il a les mêmes exigences que moi» précise le père de Titeuf.

Un panthéon personnel en neuf portraits

L'ouvrage (tiré à 900 exemplaires) est modeste en format et délicatement léché quant à son apparence. Doublement léché d'ailleurs, puisqu'il s'agit d'un «panini», à savoir un livre dont les images, sous forme de vignettes, sont à coller.

En neuf portraits (texte et dessin), Zep évoque les représentants du 9e Art qui ont le plus compté pour lui. Ainsi, c'est Morris, le créateur de Lucky Luke, qui ouvre le bal: «C'est peut-être Morris qui m'a donné le plus la vocation d'être dessinateur», constate Zep.

On y trouve également Greg (Achille Talon), Uderzo (Astérix), Gotlib, (Pervers Pépère et autres Rubriques-à-Brac), Yves Chaland, Crumb, Carl Barks (employé de Walt Disney, développeur du rayon canards: Picsou & Co) et Will Eisner (Spirit). Et puis le regretté Franquin (Gaston Lagaffe), à propos duquel Zep trousse un joli compliment: «Si Franquin avait été Dieu, j'aurais grandi dans un monde génial»...

«Rester attentif...»

«Le guide du zizi sexuel» l'été dernier, le livret du dernier album de Jean-Jacques Goldman cet automne, et «Mes héros de la bande dessinée» à fin-décembre... Pour Zep, à quoi correspondent ces escapades? «Il y a le besoin de prendre l'air. Et puis le fait de rester attentif à ce qui arrive dans la vie», dit-il.

«Lorsqu'on m'a proposé de bosser avec Jean-Jacques Goldman, je ne l'avais pas prévu... Et j'y ai consacré six mois. Cela vaut la peine de consacrer une parenthèse de six mois à une expérience comme celle-là. Faire une carrière, c'est un truc abstrait: on ne peut pas planifier, on ne sait pas combien de temps on va vivre, donc il faut faire les choses quand elles se proposent».

Précisons encore qu'un autre «panini», consacré à Titeuf celui-là, doit sortir en janvier. Et que de nouvelles aventures du terrible garnement à la mèche blonde envahiront les libraires en août 2002.

Bernard Léchot

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