Les parents de l’ex-ministre Masoni réclament 5 millions au Tessin
(Keystone-ATS) L’affaire de la fondation schwyzoise des parents de l’ex-conseillère d’Etat tessinoise Marina Masoni, qui avait participé à la non-réélection de cette dernière il y a six ans, connaît un nouvel épisode. Le couple d’avocats Franco et Valeria Masoni-Fontana réclame à l’Etat cinq millions de francs de dommages et intérêts.
Dans un communiqué publié jeudi en fin de journée, l’étude Masoni rappelle que cette demande de conciliation fait suite à une première requête.
Celle-ci avait été adressée au Conseil d’Etat tessinois sur la base de la loi sur la responsabilité des organismes publics, précisent Franco et Valeria Masoni, qui évoquent «les dommages occasionnés par les auteurs de la plus grave violation du secret d’office et fiscal jamais survenue au Tessin».
Les avocats luganais précisent que si le canton accepte «la proposition de versement à l’amiable, le montant sera destiné à une nouvelle fondation de soutien aux indigents.»
Pour justifier sa requête, le couple Masoni invoque l’atteinte à la personnalité et le tort moral. Une audience de conciliation devant le tribunal de Lugano a été fixée au 21 juin prochain, a appris l’ats de source officielle. Les époux Masoni ont demandé le huis clos.
Le montant réclamé est de cinq millions de francs au moins. Il faut y ajouter «les intérêts, à 5%, à partir du 12 janvier 2006”, selon la demande de conciliation du 3 mai dernier, dont l’ats s’est procuré un exemplaire.
Fuite de documents confidentiels
Le couple Masoni accuse le gouvernement tessinois d’avoir permis la fuite de documents confidentiels envoyés à la presse en 2006.
Ils attestaient que la fondation de famille, constituée en 1983, avait bien été basée à Schwyz pour des raisons fiscales. L’Office estimait que les cinq millions de francs inscrits au registre de la fondation étaient un revenu “effectif” du couple et devaient effectivement être taxés au Tessin.
Non-réélection en 2007
La découverte fortuite de l’existence de cette fondation schwyzoise ainsi que d’autres malversations commises par l’Office des impôts contrôlé par le Département de l’économie et des finances qu’elle dirigeait, avaient valu à Marina Masoni sa non-réélection au Conseil d’Etat tessinois en avril 2007.