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Les révolutions arabes ont occupé les discussions du FMI

(Keystone-ATS) Les pays membres du Fonds monétaire international (FMI) se sont employés à surmonter leurs divergences sur l’économie mondiale, dans un contexte de poussée inflationniste et de révolutions dans des pays arabes. La Suisse a obtenu le soutien de l'»Helvétistan».

S’emparant de l’un des principaux défis qui se posent à eux, les 187 Etats du FMI ont admis samedi, lors de leur réunion de printemps, la gravité des flux de capitaux massifs qui se déplacent à des fins spéculatives vers les pays en développement. Un phénomène qui alimente la croissance mais aussi l’inflation.

L’économie mondiale présente un panorama très contrasté. D’un côté, les pays avancés qui se remettent à peine de la crise financière de 2007-2009 affichent un lourd endettement et des taux historiquement bas; de l’autre, les pays en développement sont exposés à un risque de surchauffe inflationniste.

Les participants ont aussi abordé les répercussions des révolutions arabes, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, sans oublier les événements tragiques au Japon. Le CMFI, qui détermine les orientations politiques du FMI, a été touché dans sa chair par le «printemps arabe».

Il était en effet présidé jusqu’en février par le ministre des finances égyptien, Youssef Boutros-Ghali, qui a dû démissionner après avoir été limogé par Hosni Moubarak, qui devait lui aussi quitter le pouvoir une semaine après sous la pression populaire.

La Suisse était représentée par deux conseillers fédéraux dans la capitale américaine, à savoir Eveline Widmer-Schlumpf (finances) et Johann Schneider-Ammann (économie). Ils étaient accompagnés par le président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand.

La délégation helvétique estime avoir de bonnes cartes en mains pour garder son siège au sein du conseil d’administration du FMI. Et ce même avec la réforme qui doit donner plus de place aux pays émergents et en développement.

«La Suisse dispose d’une place financière solide et de la cinquième devise au monde», a relevé Eveline Widmer-Schlumpf pour légitimer ce siège. La ministre s’est entretenue la veille avec les représentants des sept autres pays du groupe de vote surnommé «Helvétistan», que la Suisse représente au conseil exécutif du FMI.

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