Licenciements chez St-Paul Médias: la moitié a plus de 50 ans
Quinze employés de St-Paul Médias, qui édite La Liberté, la Gruyère et la Broye Hebdo, ont été licenciés ces derniers jours. Le personnel est "révolté de constater que la moitié des personnes touchées par un licenciement sont âgées de 50 ans et plus".
(Keystone-ATS) Le 6 juillet, St-Paul Médias avait annoncé ramener, après la procédure de consultation, à 13,5 le nombre de postes en équivalents plein temps (EPT) à supprimer, au lieu des 18 divulgués le 30 avril. Le nombre de licenciements se monte à 15.
Malgré la mobilisation et les nombreuses démarches entreprises par le personnel et sa délégation, «le conseil d’administration de St-Paul Médias a confirmé en milieu de semaine passée son plan de restructuration. Le lendemain, et au terme de discussions qui tenaient davantage de la procédure alibi que d’une véritable consultation du personnel, les premiers licenciements étaient prononcés», a rappelé mercredi le personnel.
La moitié des quinze personnes touchées par un licenciement sont âgées de 50 ans et plus. «C’est le cas des cinq journalistes, mais également d’une partie du personnel technique», peut-on lire dans le communiqué.
Depuis plusieurs décennies
«Parmi nos collègues licenciés, un bon nombre sont des employés du Groupe Saint-Paul depuis plusieurs décennies. De plus, certains ne sont qu’à quelques années de l’âge de la retraite et même à quelques mois d’un départ à la retraite anticipée, dont les conséquences financières auraient été nettement moins lourdes pour eux», a précisé le personnel.
«Nous craignons que l’attitude de la direction, qui ne peut être perçue que comme du mépris envers le personnel, perdure lors des négociations autour du plan social qui se dérouleront à la fin de l’été», a déclaré Julie Rudaz, membre de la délégation et présidente de la société des rédactions, citée dans le communiqué.
En moins d’une semaine, la pétition en ligne a déjà recueilli 900 signatures, de personnes «convaincues comme nous de la nécessité de tout faire dès aujourd’hui pour sauver nos médias locaux».