Métro M3 à Lausanne: Daniel Brélaz met les points sur les i
(Keystone-ATS) Le syndic de Lausanne Daniel Brélaz a fait le point dimanche sur l’état du dossier du métro M3. Il s’exprimait suite à deux articles présentant les mérites d’un M3 qui aboutirait à Ouchy en lieu et place du M2.
Parus récemment dans «24 Heures», les articles faisaient état d’une idée du municipal lausannois des travaux Olivier Français. Pour ce dernier, une rocade M2 – M3 entre la gare et Ouchy réglerait le problème du goulet de la gare. Elle impliquerait aussi la création d’une nouvelle station de métro, du côté ouest de la place de la Gare, l’actuelle étant surchargée.
Ces propos ne correspondent à aucune décision de la municipalité, a déclaré Daniel Brélaz. Selon l’accord ville-canton, le M3 a été préféré à la variante tram. Mais un dossier doit encore être déposé au printemps prochain à Berne, a-t-il rappelé.
Une étude
Les partenaires vont se donner les moyens de faire une étude qui établira où sera installé le dépôt des rames et comment optimiser les stations de la gare. Elle exclut cependant de chasser le LEB jusqu’à Chauderon.
«Ce sera une étude sans provocation», a-t-il souligné. Ses contours sont en ce moment affinés par la ville et le canton et seront présentés d’ici quelques semaines. Son coût n’est pas encore connu, «400’000, 500’000 ou 600’000 francs», a souligné le syndic. Elle sera financée par le canton.
Financement partiel par la ville
Le surcoût du M3 par rapport au dernier projet de tram connu est de 150 millions. Ville et canton sont d’accord sur le fait que Lausanne ne participerait pas à l’investissement, mais le canton demande que les coûts d’exploitation liés à ce surcoût (amortissements, intérêts) soient financés par Lausanne dès la mise en service du M3.
La municipalité a accepté d’entrer en matière sur ce financement partiel, a précisé M. Brélaz.