Madrid et Berlin font front commun contre le chômage des jeunes
(Keystone-ATS) Les gouvernements espagnol et allemand ont signé mardi à Madrid un accord visant à soutenir l’emploi et la formation professionnelle en Allemagne des jeunes Espagnols. Ceux-ci peinent à trouver un avenir dans leur pays, frappé par un chômage record.
«Chaque année, près de 5000 jeunes Espagnols vont pouvoir profiter (…) d’opportunités de formation professionnelle en Allemagne ou de postes de travail stables et qualifiés» dans ce pays, a déclaré la ministre espagnole de l’Emploi, Fatima Bañez, après sa rencontre avec la ministre du Travail allemande, Ursula Von der Leyen.
L’accord signé mardi implique notamment «le soutien sincère et décidé des administrations publiques allemandes aux jeunes qui veulent se former ou avoir un emploi qualifié dans les prochaines années», a poursuivi Fatima Bañez.
Les deux ministères s’engagent à établir une «étroite coopération», qui passera par l’échange d’information sur «les initiatives mises en place dans chacun des deux pays» pour aider l’emploi, explique le cabinet de Mme Bañez dans un communiqué. Il s’agit en outre de «maintenir une position commune sur les initiatives européennes» visant à encourager l’emploi des jeunes, notamment sur leur financement.
Manque de personnel qualifié en Allemagne
La ministre allemande a de son côté souligné que son pays manquait de personnel qualifié. «Nous avons un million d’emplois ouverts, cherchant désespérément des gens pour les occuper», a-t-elle affirmé lors d’un forum sur l’emploi des jeunes.
Mme Von der Leyen a plaidé pour la mise en place d’un cadre européen d’aide à la formation professionnelle. «Je pense que nous aurons besoin de quelque chose comme un pacte en Europe, un partenariat public-privé, afin d’offrir un vaste éventail de postes pour la formation professionnelle», a-t-elle dit, proposant une sorte «d’Erasmus pour tous, pour la formation professionnelle à travers toute l’Europe».
Plongée dans la récession, l’Espagne est frappée par un taux de chômage historique de plus de 27%, qui bondit jusqu’à 57,22% chez les 16-24 ans.