
Manifestation: Uniterre présente ses revendications à Berne
(Keystone-ATS) La situation est de plus en plus précaire dans les exploitations agricoles et la pression économique et sociale augmente en raison des prix trop bas payés aux paysans, dénonce Uniterre. L’organisation a présenté son catalogue de revendications lors d’un rassemblement lundi à Berne.
L’action a réuni environ 50 personnes en vieille-ville, sur la place de la cathédrale, avec des moutons, des chèvres et des poules, a constaté l’ATS sur place. Avant de s’y rendre, les participants ont traversé le centre de la capitale fédérale avec leur bétail.
Des représentants d’associations de producteurs français et autrichien étaient également présents. Ils ont appelé à la solidarité dans la lutte pour des prix adaptés.
Selon Uniterre, la libéralisation et l’ouverture toujours plus forte des marchés agricoles, la concentration du pouvoir chez les distributeurs et les transformateurs engendrent une pression économique et sociale sur les familles paysannes. Rien que dans le secteur laitier, plus de 1000 fermes disparaissent chaque année.
Couvrir les coûts
Concernant la politique agricole 2014-2017 mise en consultation récemment par le Conseil fédéral, Uniterre souhaite «un virage radical vers une vraie politique de souveraineté alimentaire». Sur le marché laitier, l’organisation agricole demande une gestion des quantités qui mette un terme à la suproduction structurelle. Le litre de lait doit coûter un franc afin de couvrir les coûts de production.
Uniterre veut aussi une revalorisation des cultures, des fourragères aux panifiables en passant par les oléagineux, protéagineux et sarclées, selon son communiqué. Là aussi, les prix doivent couvrir les coûts de production afin de maintenir la diversité.
L’affouragement du bétail doit être prioritairement basé sur les cultures locales, revendique encore l’organisation. Enfin, il faut une intensification écologique de la production: «Produire oui, mais de manière durable!», lance Uniterre.