Pilule et barrières pour lutter contre le changement climatique
(Keystone-ATS) Un contrôle volontaire des naissances dans les pays en développement et une limitation de l’immigration en Suisse devraient aider à diminuer l’empreinte écologique humaine, estime l’association Ecologie et Population (Ecopop). Elle a lancé vendredi une initiative en ce sens.
L’association, fondée en 1971, défend l’avis que l’augmentation de la population représente l’une des principales causes de destruction de l’environnement. Elle veut maintenant ancrer ses exigences dans la Constitution fédérale. La récolte des signatures pour cette initiative populaire a démarré vendredi.
Planification familiale
L’initiative exige d’une part qu’un minimum de 10% des moyens de la coopération suisse au développement soient affectés à la planification familiale volontaire, selon son dossier de presse. La croissance fulgurante de la population dans les pays en développement devrait ainsi être endiguée, tandis que la pression migratoire sur la Suisse devrait être réduite.
D’autre part, avec ces nouvelles dispositions constitutionnelles, la Confédération serait obligée de limiter le nombre d’habitants à un niveau auquel les bases naturelles de la vie sont durablement garanties. Les initiants veulent limiter l’augmentation de la population résidente permanente due aux migrations à 0,2% par an.
Ces dernières années, la population a augmenté jusqu’à 1,4% surtout en raison des migrations. Ecopop a toujours souligné que ses exigences n’avaient rien à voir avec de la xénophobie. Au contraire, elle insiste que la nature et les infrastructures sont surchargées par la croissance de la population, que le bétonnement menace la Suisse, tandis que la qualité de vie s’effondre.
Le comité d’initiative a jusqu’au 3 novembre 2012 pour rassembler les 100’000 signatures valables afin que l’initiative aboutisse.
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