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Pistorius devant le juge mardi, jour des obsèques de sa victime

(Keystone-ATS) L’affaire Pistorius continue de bouleverser l’Afrique du Sud, à la veille des funérailles de sa victime Reeva Steenkamp mardi, jour où le champion d’athlétisme comparaîtra pour entendre le détail des éléments d’enquête retenus pour l’accuser d’un «meurtre» qu’il nie.
En détention dans un commissariat de Pretoria, le champion handisport sud-africain avait obtenu quelques jours vendredi pour préparer sa défense et tenter d’obtenir une libération sous caution.
L’audience doit reprendre mardi au tribunal d’instance de Pretoria qui l’a déjà inculpé de meurtre.
Pièces à conviction, rapport d’autopsie: l’audience de mardi pourrait tourner au grand déballage, avec dans le rôle clé le procureur qui lira le contenu du dossier à charge.
Du simple accident, évoqué quelques heures après le drame le jour de la Saint-Valentin – Pistorius aurait confondu sa victime avec un cambrioleur – au meurtre sauvage à coup de batte de cricket, plusieurs thèses ont été avancées dans la presse.
Aucune n’a reçu de confirmation officielle.
Le parquet aurait, selon la presse, un dossier «solide comme un roc» pour étayer même le «meurtre avec préméditation», passible de la perpétuité.
«L’autopsie est finie, je n’ai pas le rapport mais vous entendrez son contenu demain (mardi) au tribunal», a précisé à l’AFP une porte-parole de la police Katlego Mogale.
Des détails scabreux ont émergé au cours du week-end: l’existence d’une batte de cricket ensanglantée, la possible prise de stéroïdes anabolisants ou l’hypothèse d’un rival ayant déclenché une crise de jalousie, sans qu’aucune de ces allégations soit confirmée.
Sa famille, ses proches et amis, refusent toujours de croire à sa culpabilité.
Oscar, repéré depuis les JO d’Athènes en 2004 quand il avait 17 ans et tête d’affiche de plusieurs campagnes publicitaires, de Nike à British Telecom, devait prendre le départ de cinq épreuves d’ici fin mai, que son agent a toutes annulées.
Beau, charismatique, il menait une vie sociale active à Johannesburg, mais les témoignages s’accumulent ces derniers jours le dépeignant sous les traits d’un dangereux caractériel à la gâchette facile et machiste.
Selon la presse, un restaurant de Johannesburg porte encore la trace d’un impact de balle tirée inopinément par Pistorius alors qu’il a cru bon à table d’essayer le pistolet d’un ami, un incident passé sous silence, comme d’autres auparavant.

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