Joseph Deiss en route pour l’Afghanistan
Le chef de la diplomatie suisse, Joseph Deiss, s'envole mardi pour une tournée de huit jours en Asie du Sud. Première étape: Kaboul.
Le ministre suisse des Affaires étrangères est attendu mercredi à Kaboul, capitale de l’Afghanistan. C’est là qu’il entame un périple qui doit l’emmener ensuite au Pakistan, au Bhoutan et en Inde.
La Suisse fournit une aide humanitaire et une aide au développement à chacun de ces quatre pays. Mais l’un des buts principaux de la mission du conseiller fédéral est de resserrer les liens avec la région dans son ensemble.
«L’Asie du Sud est devenue une zone politiquement très importante, précise le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Et nous allons essayer de développer le dialogue avec tous ces pays.»
Joseph Deiss aura des discussions au plus haut niveau avec ses partenaires. Elles porteront, notamment, sur les droits de l’homme et la lutte globale contre le terrorisme.
Première étape: Kaboul
Le premier interlocuteur du patron du DFAE sera Hamid Karzai, le chef du gouvernement intérimaire afghan.
Pour l’instant, en Afghanistan, la Suisse est surtout présente sur le front de l’aide humanitaire. Mais le ministre des Affaires étrangères compte profiter de sa visite à Kaboul pour aborder la délicate question de la condition de la femme afghane.
«Ce pays, explique Joseph Deiss, a besoin de projets qui aident les femmes à réintégrer la société.»
«Dans un autre domaine, poursuit le ministre, il est également important pour nous d’évoquer les problèmes que posent la production et le trafic de drogue.»
Joseph Deiss a également l’intention de parler de l’avenir politique de l’Afghanistan. L’occasion d’évaluer jusqu’à quel point le gouvernement de transition est réellement capable de contrôler l’ensemble du pays.
Renforcer le dialogue politique
De Kaboul, Joseph Deiss se rendra au Pakistan, puis en Inde. Le chef du DFAE entend bien renforcer les relations bilatérales que la Suisse entretient avec ces deux pays.
«Notre premier objectif est d’établir un dialogue politique de haute qualité, explique le conseiller fédéral. C’est d’ailleurs ce que nous faisons déjà depuis quelques temps. Le contact existe, nous nous connaissons et nous espérons pouvoir aller très loin dans les discussions.»
En effet, en matière de politique étrangère, une des priorités du Conseil fédéral est de lier l’aide au développement à un resserrement des liens bilatéraux au niveau diplomatique.
Escale au Bhoutan
Le voyage du chef du DFAE comprend également une visite au Bhoutan. Ce royaume himalayen de 700 000 habitants est le plus petit des partenaires lointains de l’aide suisse au développement.
«Le Bhoutan est plus petit que la Suisse, note Joseph Deiss. Mais nous avons de nombreux liens et je pense que nous pouvons exercer une influence visible sur son économie et ses autres activités.»
«Et il y a quelques problèmes internes dont nous aimerions parler, conclut le ministre. Comme, par exemple, l’évolution de la question des réfugiés entre le Bhoutan et le Népal».
swissinfo/Jonathan Summerton et Ramsey Zarifeh
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