Le Proche-Orient au cœur des débats
Le conflit israélo-palestinien a dominé les discussions du Forum, qui s'est achevé dimanche par une intervention de Yasser Arafat.
Les conseillers fédéraux Joseph Deiss et Pascal Couchepin ont assisté à cette 13e édition. Le président palestinien, pour sa part, s’est exprimé dimanche après-midi, depuis son QG de Ramallah, dans lequel il est confiné.
Yasser Arafat a participé pendant une heure à une séance de questions-réponses par téléphone satellite. Il a rappelé sa volonté de retourner au plus vite à la table des négociations et celle de lutter contre le terrorisme.
«Il faut respecter la démocratie», a-t-il répété en réponse aux propositions du président américain George W. Bush, qui veut voir le remplacement à la tête de l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, élu en 1996.
Tintamarre anticapitaliste
Ce Forum a aussi été marqué, samedi, par une manifestation antimondialiste. La première du genre à Crans-Montana.
Une trentaine de personnes ont provoqué un «tintamarre anticapitaliste». Les forces de l’ordre les ont empêchées d’investir le centre de congrès.
Pascal Couchepin et Joseph Deiss ont également fait le déplacement sur le Haut-Plateau samedi. Le premier, ministre de l’économie, a notamment animé une session portant sur la responsabilité sociale des l’entreprises.
De son côté, le chef de la diplomatie helvétique a multiplié les contacts bilatéraux. Joseph Deiss a discuté d’aide au développement avec le premier ministre rwandais Bernard Makuza.
Il a aussi évoqué le Proche-Orient, en compagnie du révérend américain Jesse Jackson, du directeur du CICR Paul Grossrieder et de M. Shaat.
Elargissement de l’Europe
Accompagné du ministre palestinien, Joseph Deiss a participé à une session sur la coopération euro-méditerranéenne.
Enfin, avec les présidents kosovar Ibrahim Rugova et croate Stjepan Mesic, le conseiller fédéral a abordé la question de l’intégration des pays balkaniques dans l’Union européenne (UE).
Les besoins d’intégration des pays du sud-est européen, tant dans l’UE que dans l’OTAN, ont d’ailleurs aussi été l’un des points forts du Forum.
Vendredi, une délégation afghane a rappelé les engagements pris par la communauté internationale pour la reconstruction du pays. Mais le président afghan Hamid Karzaï et son ministre des Affaires étrangères, Abdulah Abdulah, tous deux invités, étaient absents.
Ouvert jeudi, le Forum, intitulé «la fin des arrogances», a réuni 1200 personnalités politiques et hommes d’affaires.
Il a également offert l’occasion aux représentants gouvernementaux de vanter aux investisseurs étrangers les potentialités économiques de leurs pays.
swissinfo avec les agences
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