Des positions claires, des mesures concrètes
La Suisse fera son possible pour que la communauté mondiale remette le développement durable au cœur de ses préoccupations.
Au moment où Johannesburg entre dans le vif de son Sommet, c’est le message de Joseph Deiss, ministre des affaires étrangères.
A entendre le chef de la diplomatie suisse, la délégation qu’il emmène à Johannesburg n’y fera pas de la figuration. Elle y formulera, dit-il, des objectifs concrets, des obligations claires, des calendriers précis.
Joseph Deiss souligne entre autres que tout au long du processus de préparation du Sommet, la Suisse n’a cessé de défendre ses points de vue «avec soin, avec compétence et avec ténacité».
Il est convaincu que Johannesburg peut et doit revivifier les choix faits à Rio et qu’il est grand temps d’en finir avec la passivité et le manque de volonté politique.
La Suisse se concentrera sur six thèmes: montagne, eau, pauvreté, environnement, commerce et gouvernance. Dans ces domaines comme dans d’autres, pas question de renoncer aux engagements pris en 1992.
Les députés aussi
Les parlementaires suisses se préoccupent aussi de développement durable. Depuis plusieurs années, au sein d’un comité spécial, ils travaillent entre autres sur des normes communes pour l’utilisation durable des ressources.
A leur demande, l’Union interparlementaire (UIP) – en quelque sorte l’association des parlements du monde – a décidé de réunir les députés présents à Johannesburg.
A quoi serviraient en effet les plus belles promesses des gouvernements si les parlements, ensuite, ne les concrétisent pas, ne les ancrent pas dans des lois et ne dégagent pas les crédits nécessaires à leur réalisation?
Berne veut ratifier le Protocole de Kyoto
Exemple concret: alors que les espoirs se sont envolés de voir le Protocole de Kyoto entrer en vigueur au moment du Sommet de Johannesburg, le gouvernement suisse propose au parlement de le ratifier.
Selon cet accord – le premier conclu à l’échelle mondiale en matière d’énergie – la Suisse s’engagerait à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012 et par rapport à 1990.
Le gouvernement considère que l’objectif visé nécessite encore quelques efforts, mais qu’il peut être atteint notamment sur la base de la loi existante.
Il estime également que ce Protocole n’aura aucun effet négatif sur la compétitivité de l’économie suisse et qu’il ouvrira la porte au développement de technologies moins gourmandes d’énergie.
swissinfo/Bernard Weissbrodt
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