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L’UDC soutient Armée XXI de justesse

Le conseiller fédéral Samuel Schmid (à gauche) et le président de l'UDC, Ueli Maurer, samedi à Lausanne. Keystone

Les délégués de l'Union démocratique du centre (UDC) se sont prononcés du bout des lèvres pour la réforme Armée XXI, samedi à Lausanne.

Les initiatives antinucléaires sont balayées. Comme les cinq autres objets soumis à votation le 18 mai prochain.

Les délégués de l’Union démocratique du centre (UDC) ont accepté du bout des lèvres la réforme Armée XXI, samedi à Lausanne. Répartis en deux clans presque égaux, ils recommandent le «oui» par 165 voix contre 161.

Dans un débat nourri, les opposants ont été les plus nombreux à prendre la parole. Armée XXI est désastreuse pour l’armée de milice, a notamment clamé le conseiller national Ulrich Schlüer. Représentant de l’aile droite du parti, le Zurichois a fustigé la création d’une «armée à deux classes» faite de professionnels et de miliciens.

«Avec la réforme, nous perdons une armée parfaitement adaptée à nos besoins», ont soutenu les opposants. Ils se sont dits certains que la réorganisation avait pour but le rapprochement avec l’OTAN.

La neutralité n’est pas en jeu

Le conseiller fédéral Samuel Schmid a défendu le projet de toute la force de son discours. Il a averti: «Les opposants jouent un jeu dangereux». Le chef du Département de la défense a souligné que la réforme proposée au vote populaire le 18 mai prochain n’était rien d’autre que l’application de la Constitution fédérale.

«Personne, ni le Conseil fédéral, ni le Parlement, ne veut adhérer à l’OTAN», a encore rassuré le ministre de la défense. Sans une modernisation des équipements, notre armée ne sera plus crédible, a renchéri le conseiller national vaudois André Bugnon.

Cette réforme doit se faire pour des raisons logistiques, selon lui. «Elle ne change rien à nos engagements actuels à l’étranger. La neutralité de notre pays est respectée et continuera de l’être.» Dans la foulée et dans le même rapport de force, la réforme de la protection civile est soutenue par 161 voix contre 151.

Soutien au nucléaire

Sans surprise, les délégués ont auparavant très largement marqué leur soutien à l’énergie nucléaire. Ils ont recommandé le rejet des initiatives «Sortir du nucléaire» par 332 voix contre 3 et «Moratoire plus» par 305 voix contre 7.

Tous les intervenants au débat se sont prononcés contre les deux textes proposés en votation le 18 mai prochain. Invitée, la conseillère nationale écologiste bernoise Franziska Teuscher était seule à tenter de convaincre les membres de l’UDC de soutenir les deux textes.

Mais les arguments du conseiller national argovien UDC Christian Speck ont nettement pris le dessus. «Toutes les solutions de remplacement des 40 % d’électricité d’origine nucléaire seraient plus nocives pour l’environnement que le nucléaire et provoqueraient une hausse massive du prix de l’électricité.»

Le comité central de l’UDC avait adopté vendredi quatre autres mots d’ordre en vue des votations du 18 mai. Il rejette les initiatives sur les loyers, l’apprentissage, les handicapés et les dimanches sans voitures.

Enfin, l’UDC avait décidé début février de recommander le non à l’initative santé du PS.

Chercher la confrontation

Samedi, en ouverture du congrès des délégués, le président Ueli Maurer a tiré tous azimuts. Il a fustigé la politique des autres partis en matière d’économie, critiqué les propositions du conseiller fédéral radical Kaspar Villiger et descendu en flammes la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey.

Il a enjoint les délégués à accroître leur présence dans la campagne électorale qui s’annonce, à chercher le débat et la confrontation. Pour lui, les succès de l’UDC ne sont pas dus uniquement au fruit du travail de ses membres. «En réalité, notre progression est avant tout le résultat de la faiblesse des autres partis.»

swissinfo avec les agences

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