La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

La Suisse et le Japon ont des vues communes

Joseph Deiss (à gauche) et Junichiro Koizumi ont parlé de l'aide au développement. Keystone

Honneur rare: le ministre suisse des Affaires étrangères a été reçu lundi à Tokyo par le Premier ministre japonais. Ils ont parlé d'aide au développement.

En route pour l’Indonésie, où il doit participer cette semaine à une conférence internationale sur l’aide au développement, Joseph Deiss a fait escale mardi à Tokyo.

Et c’est très logiquement d’aide humanitaire et d’aide au développement qu’il s’est entretenu avec le chef du gouvernement nippon Junichiro Koizumi. D’autant que, les convergences sont nombreuses entre la Suisse et le Japon sur ce dossier.

Un champ d’activités et d’expériences commun

«Nos deux pays ont des intérêts et des positions communes, explique le chef de la diplomatie helvétique. Et l’Afghanistan en est un exemple parfait.»

Et Joseph Deiss d’ajouter: «Le Japon est intervenu massivement dans ce pays. Où nous sommes aussi très présents. C’est un champ d’activités et d’expériences que nous partageons».

Mieux, premier pays donateur de la planète jusqu’à l’an dernier, le Japon s’intéresse de près à l’aide suisse au développement. D’ailleurs, il n’y a pas très longtemps, les autorités nippones ont même dépêché des experts à Berne.

Une coopération plus étroite

Ils avaient pour mission d’étudier la façon dont la Suisse vient en aide aux pays les plus défavorisés. Et, pourquoi pas, d’envisager une coopération plus étroite dans ce domaine entre la Suisse et le Japon.

«Il est surtout important de constater que nos deux pays axent leur aide sur les mêmes principes, souligne Joseph Deiss. En l’occurrence, les objectifs que la Suisse poursuit ne sont pas politiques, ils sont humanitaires. Ou alors ils ont trait au développement.»

Et le ministre de préciser: «Cette position est aussi celle du Japon. Et, de ce point de vue-là, les conditions sont très favorables pour agir sur un même plan».

La rareté fait la valeur des choses

A noter encore que la présence de Joseph Deiss au Japon est un petit événement en soi. Depuis l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays en 1864, les ministres suisses des Affaires étrangères se rendent rarement dans l’Empire du soleil levant.

Les deux dernières visites furent celles du président et du vice-président de la Confédération. Et elles remontent à 1996 et 1997.

En sens inverse, en 2000, l’empereur et l’impératrice du Japon firent le voyage en Suisse. Suivis, un an plus tard, du Premier ministre japonais de l’époque, Yoshiro Mori.

swissinfo/Georges Baumgartner, Tokyo

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision