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Conseil des Suisses de l’étranger Le projet pilote d’e-voting a été un succès complet



Le vote électronique accroît la légitimité démocratique du Conseil des Suisses de l'étranger, le Parlement de la diaspora helvétique, réuni ce vendredi à Bâle. 

Le vote électronique accroît la légitimité démocratique du Conseil des Suisses de l'étranger, le Parlement de la diaspora helvétique, réuni ce vendredi à Bâle. 

(© Adrian Moser/ASO)

Les Suisses et les Suissesses de l’étranger vivant en Australie et au Mexique ont pour la première fois cette année voté par Internet pour élire leurs représentants au Parlement de la Cinquième Suisse. Le système utilisé était celui du canton de Genève.

Dans le cadre d’un projet pilote, les communautés suisses de ces deux pays ont élu au mois de juin leurs représentants au Conseil des Suisses de l’étrangerLien externe (CSE) par voie électronique. Les participants au scrutinLien externe se sont dit enthousiastes.

«L’e-voting, c’est l’avenir. Simultanément, cela a permis d’élargir considérablement notre base électorale», nous écrit d’Adelaïde Carmen Trochsler, la mieux élue des délégués suisses pour l’Australie au CSE. Elle relève ainsi ce qu’il y a de vraiment révolutionnaire dans ce projet pilote, à savoir que tous les Suisses de l’étranger qui avaient communiqué leur adresse électronique à l’ambassade pouvaient participer au vote.

«Oui, c’est une petite révolution pour l’Organisation des Suisses de l’étranger», dit la co-directrice de l’OSE, Sarah Mastantuoni. Jusqu’à présent, les gens étaient élus par les organisations faîtières – lorsqu’il y en a – ou par les associations suisses, ou encore directement par le Conseil dans les pays où il n’y a pas d’association.» La base d’électeurs plus large accroît la légitimité démocratique, explique-t-elle.

Carmen Trochsler a aussi apprécié l’aspect pratique de la procédure de vote: «Les nombreux codes dans le courriel étaient à première vue un peu effrayants, mais le vote lui-même était très simple et tout est allé très vite.»

Du 12 au 27 juin, les électeurs résidant en Australie et au Mexique ont pu choisir leurs représentants au Conseil des Suisses de l’étranger par voie électronique.

Au Mexique, 274 des 3934 personnes inscrites auprès de l’ambassade ou du consulat ont participé à l’élection, ce qui représente une participation de 7%.

En Australie, 1104 des 14'850 Suissesses et Suisses de l’étranger ont participé au scrutin, ce qui représente une participation de 7,5%.

Le nouveau Conseil des Suisses de l’étranger se réunit pour la première fois le 18 août à Bâle.

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Délégué au CSE installé à Melbourne, Roland Isler n’avait pour sa part pas d’inquiétude concernant la sécurité: «J’ai bien accueilli ce projet pilote et l’ai soutenu parce qu’il est précurseur et démocratique. Il a aussi confirmé notre légitimité en tant que représentants de la communauté des Suisses d’Australie», écrit-il. Il a cependant entendu dire que certaines personnes d’âge plus avancé ont regretté qu’il n’y ait pas eu d’alternative au vote électronique.

Il s’agissait d’un projet pilote et nous nous sommes limités au vote électronique parce que nous n’étions pas en mesure de faire davantage au niveau logistique, explique Sarah Mastantuoni. «Mais il est clair qu’il faudra à l’avenir nous demander comment nous pourrons également intégrer les personnes âgées qui ne se sentent pas vraiment à l’aise avec les médias électroniques. Nous pensons cependant aussi que l’accès à Internet sera plus répandu dans quatre ans.»

Problèmes avec la poste

Du Mexique, nous avons reçu les réponses d’un candidat, Patrick Wyss, et d’un électeur, Jörg Wiedenbach. Ce dernier, qui est directeur de l’école suisse de Mexico, relève que «nous avons ici de gros problèmes avec la poste et nous manquons presque toutes les votations fédérales parce que le matériel arrive trop tard. La solution électronique choisie pour l’élection du CSE a résolu ce problème».

Élu délégué, Patrick Wyss, qui vit à Mexico, espère que le vote électronique «sera généralisé pour les Suisses du monde entier pour la prochaine élection du Conseil en 2021». La nouvelle loi sur la Cinquième Suisse prévoit que tous les Suisses de l’étranger puissent participer à l’élection du CSE. «Elle ne peut être appliquée que par voie électronique puisqu’une élection écrite n’est tout simplement pas possible pour des raisons de temps, d’organisation et de coût».

Le système genevois

Pour l’organisation concrète du scrutin, l’OSE s’est appuyée sur la longue expérience du canton de Genève qui est un des pionniers du vote électronique avec son système CHVoteLien externe. Sarah Mastantuoni estime que le système genevois présente un avantage considérable face au produit concurrent de la Poste suisseLien externe: comme le fournisseur est un canton, les adresses des Suisses de l’étranger peuvent tout simplement être échangées avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

«Les Suisses de l'étranger sont les premiers utilisateurs de ce canal de vote. En période de votations officielles, ils sont de 60 à 70 pourcents à l’utiliser», dit Valérie Vulliez Boget, Secrétaire générale adjointe de la Chancellerie d'Etat du canton de Genève. C’est pourquoi, sachant que l’OSE voulait organiser un vote électronique, le gouvernement genevois «a proposé de faire un test avec le Mexique et l’Australie».

La chancellerie du canton de Genève est très satisfaite de la collaboration avec l’OSE. «Nous sommes ravis, évidemment, d'avoir pu démontrer que le vote électronique pouvait être utile dans le cadre d'une démarche pour les Suisses de l'étranger», explique Jan-Philyp Nyffenegger, directeur du support et des opérations de vote.

L’e-voting assure aux Suisses de l’étranger «que leur vote a bien été pris au compte dans les délais», souligne le responsable. Le système genevois a l’avantage d’être une plateforme publique, «open source, et développée par des spécialistes de droit politique en Suisse».

Mieux informer

En outre, la sécurité est assurée, relève Sarah Mastantuoni, puisqu’il faut au total trois codes différents et qu’il y a pour chaque candidat un code de contrôle permettant aux électeurs de s’assurer que leur choix correspond bien à celui de leur carte de vote.

La co-présidente de l’OSE tire un bilan intermédiaire positif de cet essai pilote. Globalement, il y avait plus de candidats que d’habitude. Nous avons cependant remarqué que l’OSE ou le Conseil des Suisses de l’étranger étaient encore trop peu connus. «Notre tâche est claire: nous devons mieux informer les gens et atteindre ceux qui sont à l’étranger pour leur expliquer ce qu’est ce Conseil et pourquoi il leur faudrait participer».

Une collaboration plus étroite entre l'OSE et swissinfo.ch

Dans le cadre d'un nouvel accord, swissinfo.ch et l’Organisation des Suisses de l'étranger (OSE) ont convenu de renforcer leur coopération, dans l'intérêt des plus de 775’000 citoyens suisses qui vivent en dehors des frontières nationales.

Au niveau éditorial, une sélection d'articles de swissinfo.ch sera également publiée dans la «Revue Suisse» en français et en allemand et vice versa. A l’occasion d’événements spéciaux, l’OSE et swissinfo.ch travailleront côte à côte aussi dans le domaine du marketing et de la communication. L'indépendance et l'identité des deux partenaires restent protégées.

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Traduit de l'allemand par Samuel Jaberg, swissinfo.ch

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