Un pas vers le ciel unique européen
Augmenter la sécurité, gérer l'augmentation du trafic et diminuer la pollution en gardant les avions moins longtemps en l'air: tels sont les buts ultimes du projet de Ciel unique européen (Single European Sky, SES). En attendant d'en arriver là, la Suisse vient de signer une déclaration d'intention avec la Belgique, l'Allemagne, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Ce texte, qui jette les bases d’une collaboration renforcée sur le plan opérationnel, devra être ratifié par les six Etats. En Suisse, ce type d’accords est de la compétence du Parlement fédéral.
Avec le SES, le ciel européen sera divisé en espaces aériens pouvant englober plusieurs pays, suivant l’importance des routes aériennes. La sécurité devrait être améliorée, les retards contenus et les émissions par vol réduites en raison du raccourcissement des routes aériennes.
Une étude évalue à près de 220 kilos par vol la diminution des émissions de CO2 à l’horizon 2018. Les économies attendues sont de 7 milliards d’euros pour les usagers de l’espace aérien d’ici 2025.
A l’heure actuelle, on recense neuf projets de ces espaces aériens transfrontaliers en Europe. Leur mise en place doit être effective en 2012 au plus tard. L’espace dont la Suisse fait partie gérera à lui seul près de 55% du trafic aérien du continent. Il s’agit de loin du plus gros projet développé dans le cadre du SES.
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