Pyongyang et Séoul prêts à reprendre langue dès mercredi
(Keystone-ATS) La Corée du Sud a accepté jeudi la proposition de la Corée du Nord d’engager des pourparlers officiels sur un certain nombre de sujets de friction. Cette offre de dialogue intervient après des mois de tension entre les deux pays, divisés depuis six décennies.
Le ministre sud-coréen de l’Unification Ryoo Kihl-Jae, chargé des relations entre les deux voisins, a proposé à Pyongyang une rencontre mercredi.
Plus tôt dans la journée, Séoul avait publiquement accepté la proposition du Nord d’engager, pour la première fois depuis plusieurs années, des pourparlers officiels sur un certain nombre de sujets contentieux commerciaux et humanitaires.
Dans un communiqué diffusé par l’agence d’Etat KCNA, le Comité du Nord pour une réunification pacifique de la Corée (CPRK), en charge des relations avec le Sud, a proposé d’engager des discussions en particulier à propos du site industriel intercoréen de Kaesong et de la réunion des familles séparées à la fin de la guerre de Corée en 1953.
Plus de 50’000 employés concernés
Le CPRK n’a pas spécifié le niveau de représentation auquel ces discussions pourraient se tenir. Il a laissé à la discrétion de Séoul le choix de la date et du lieu.
La Corée du Nord se dit notamment prête à débattre de l’avenir du site de Kaesong, où travaillaient plus de 50’000 employés nord-coréens et des centaines de cadres sud-coréens. Ce complexe, pourtant crucial pour l’obtention de devises étrangères pour le régime communiste, a été fermé d’autorité par Pyongyang début avril.
Le Nord se dit également disposé à négocier la reprise des visites touristiques au mont Kumgang, l’un des plus beaux sites naturels de Corée du Nord avec ses sommets, sa riche végétation, ses gorges et sa vue imprenable sur la mer.