Renforcement de la qualité des biodéchets à Neuchâtel dès 2027
L’identification individuelle de la collecte des biodéchets sera progressivement généralisée l'an prochain par les communes neuchâteloises. La mesure cantonale vise à améliorer la qualité des biodéchets et leur valorisation dans les installations de compostage et de méthanisation.
(Keystone-ATS) Les communes sont invitées à commencer la mise en place du nouveau système dès le 1er janvier 2027, a indiqué vendredi le Département du développement territorial et de l’environnement (DDTE). Le délai de mise en oeuvre est fixé au 1er janvier 2028 pour leur permettre d’adapter organisation, équipements et information à la population.
Une campagne d’information accompagnera par ailleurs le développement. «La participation de chacune et chacun reste essentielle, précisent les services du conseiller d’Etat Laurent Favre, pour qui «un tri attentif doit garantir la qualité des déchets organiques pour des sols et de l’agriculture».
Démarche coordonnée
L’identification individuelle est le fruit d’une démarche coordonnée. Le Réseau Biodéchets Neuchâtelois (RBN), avec le soutien du service de l’énergie et de l’environnement (SENE), a réalisé une étude dans les communes du canton. Elle a permis d’identifier les principaux indésirables et d’évaluer les solutions existantes.
«L’identification de la personne déposant les biodéchets ou du conteneur utilisé améliore sensiblement la qualité des collectes», montre l’étude. Certaines communes appliquent déjà le principe et disposent d’une expérience «utile». Le système retenu a été élaboré par un groupe de travail comprenant les acteurs concernés.
Garantir la valorisation
Chaque commune pourra choisir le mode d’identification le mieux adapté à son territoire. Le canton met aussi à disposition un guide pratique pour accompagner les étapes de la mise en œuvre. Plastiques, piles, mégots ou déchets alimentaires emballés sont encore trop souvent déposés dans les conteneurs.
Les biodéchets peuvent être transformés en compost et utilisés comme engrais naturel en agriculture, ou valorisés par méthanisation. Pour préserver les sols et garantir la valorisation, ils doivent toutefois contenir le moins possible de matières indésirables, des éléments qui nuisent à la qualité et compliquent le traitement.