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Robert Gates vient chercher l’aide de l’Arabie contre Téhéran

(Keystone-ATS) Ryad – Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a demandé mercredi au roi Abdallah d’Arabie saoudite de faire pression en faveur de nouvelles sanctions de l’ONU contre l’Iran. Il a aussi évoqué les moyens de renforcer les défenses antiaériennes et antimissiles du royaume.
Les Etats-Unis se sont placés à la pointe des efforts pour que le Conseil de sécurité de l’ONU impose un quatrième train de sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire. Les collaborateurs de M. Gates ne faisaient pas mystère de leur espoir de voir l’Arabie demander à ses alliés de la région d’aider Washington en ce sens.
«Nous avons évidemment bon espoir que les Saoudiens useront de toute leur influence, et elle est considérable, dans la région et dans le monde pour essayer de nous aider», a déclaré Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone, à l’issue de l’entretien qu’ont eu Robert Gates et le souverain saoudien.
La venue du chef du Pentagone est la dernière en date d’une série de visites américaines, dont celles de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et de l’amiral Mike Mullen, chef de l’état-major interarmes américain, pour parler avant tout de l’Iran, que Washington soupçonne de chercher à fabriquer des armes atomiques.Soutien acquis
Selon un haut responsable américain de la défense, les autorités saoudiennes soutiennent la volonté de Washington de faire davantage pression sur Téhéran, la main tenue du président Barack Obama à l’Iran, au début de son mandat, n’ayant pas donné de résultats.
Avant d’arriver à Ryad, Robert Gates avait effectué une visite à Kaboul, dont il est reparti au moment où y arrivait le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.
M. Gates, qui a également été reçu à Ryad par le prince héritier saoudien, a demandé à ses hôtes de s’engager en faveur de l’Irak, dans ce moment particulier où Washington prépare le retrait de ses forces, qui doit s’achever à la fin 2011.
Le roi Abdallah, sunnite, refuse de rencontrer le Premier ministre irakien, le chiite Nouri al Maliki, ou d’ouvrir une ambassade d’Arabie à Bagdad.
L’Arabie saoudite, bastion de l’islam sunnite, s’alarme de la montée de l’influence de l’Iran chiite en Irak et du rôle dominant que joue la majorité chiite dans la vie politique irakienne, alors que sous Saddam Hussein, les sunnites tenaient les rênes du pays.

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